‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 58 sur 829 · Regel der Zusanimensliminung unserer Evangelien · texte numérisé non relu

Regel der Zusanimensliminung unserer Evangelien

7. D'après Eckermann, Erkliirung aller dunklen Stellen des N. T. (1806), la catéchèse primitive aurait été représentée d'abord par le Matthieu araméen.

Palestine un évangile araméen plus complet que la catéchèse apostolique, et d'où procéderaient rÉvang-ile des Hébreux et notre Matthieu grec ; Luc aurait exploité la catéchèse, interrog-é les premiers témoins, utilisé Tévang-ile araméen. Cette idée ("ut développée avec plus de rig-ueur et mieux défendue par Gieseler ', qui fit valoir le rôle de la tradition orale en matière d'enseignement, de liturgie, de récits populaires dans l'antiquité. La catéchèse apostolique, plus ou moins consistante dans ses différentes parties selon que celles-ci étaient plus ou moins souvent répétées, se serait définie en g-rec sous deux formes, celle de Paul que représenterait Luc, et celle des apôtres g-aiiléens quand ils quittèrent la Palestine, qui serait représentée par Matthieu et par Marc.

Il est incontestable que les souvenirs évangéliques ont été g-ardés d'abord par la tradition orale, qu'ils ont même reçu dans cette tradition une sorte de classement, qu'ils y ont acquis l'essentiel de leur forme concise et presque stéréotypée ; m lis, si la tradition orale est ainsi à la base de la littérature évang-élique, elle ne rend pas pour cela raison du rapport mutuel où se trouvent les trois Synoptiques, soit qtiant à leurs ressemblances soit quant à leurs différences ^.

Des combinaisons mitoyennes furent proposées. De Wette ' rattachait Matthieu et Luc à une même tradition orale, mais il admettait une influence littéraire de Matthieu sur Luc, et il voyait dans Marc un abrégé. SieîTert '' démontrait que les témoignages anciens n'attribuaient à l'apôtre Matthieu qu'un évangile araméen, et que notre premier l"]vangile ne pouvait pas être une œuvre apostolique, mais un remaniement du Matthieu primitif. I^achmann ' voyait dans le premier Évangile un mélange des Loçfia, de Matthieu avec la tradition orale concernant la vie de Jésus,

1. Hisiorisch-krilischer Versuch ùber die Entsfehung und die frûhesten Schicksale der schriftlichen Evangelien (18181.

2. Cf. B. Weiss, 477; Holtzmann, 351. Les facilités que l'hypothèse de la tradition offre à l'apologétique lui ont acquis la faveur d'un assez grand nombre de théologiens catholiques et protestants. Les critiques la traitent volontiers d'asylum ignorantiae.

3. Einleitung (1825, ^1848). Schott, Isagnge historico-cridca in libros N. Foederis sacros (1830), admettait de plus, pour le troisième Evangile, l'emploi des diégèses mentionnées Le. i, 1.

4. Ueher den Ursprung des ersten kanonischen Evangeliums (1832). Schnec- KENBUKGER, Beif-i'âge zur Einleitung in das iV. T. |1832), Ueber den Ursprung des ersten kanonischen Evangeliums (1834 1, faisait dépendre le Matthieu grec de l'évangile araméen par l'intermédiaire de l'Évangile des Hébreux, et lui faisait aussi utiliser Marc et Luc.

Page 1