i\ , 1.1 ; aiipr. cil
:>. lIoLTZMANN. Lit). Sur 1 existence possible (l'('coles éli-meiilaires au temps de .Jésus, cf. ScHïiHER, II. 423-424.
6. M<:. 3. ojz o'jTo; 377'.'/ o Ti/.Tf'>v, <j jioç tt,ç M a>;'a; /.xi aosÀiio; 'lax.fojiiou xai 'Iwjrj- 70Ç y.ix\ 'loJoa y.al ilL;j.'')voç : zxi 'i-jy. sîatv al àSîXça'. xJtoj iboz ~oô: f;aàç ; Bien que le <' charpentier, fds de Marie •< donne un sens acceptable, on ne peut se défendre
A. Lois'^ . — Lex Et^Hiiçiiles st/noptuiiies. 53
834 LKS ÉVA.NiiILKS SV.\( tPTlOL'IOS
Il est probable que les gens de Ncizareth appellent Jésus « fils de Marie », parce que Joseph était mort depuis assez b^ng-temps ; et « charpentier », ou « menuisier », parce que le Sauveur avait exercé réellement cette profession avant de quitter les siens pour se rendre auprès de Jean-Baptiste. Ce n'est pas pour se conformer à la coutume des rabbins qu'il s était adonné k une occupation manuelle, car il n'avait pas reçu l éducation d'un rabbin. Les gens de Nazareth le savent bien, et ils sont d'autant plus déconcertés de l'autorité qu'il prend. Jésus avait appris à travailler le bois, parce que tel était sans doute le métier de Joseph, comme le dit Matthieu. Le rédacteur du premier Evangile a écrit, en etîet : " tils du charpentier ' », au lieu de « charpentier ». Luc ~ écrit : « le fils de Josepli », sans parler de charpentier, ni de frères, ni de sœurs. Marc doit être primitif relativement à tous les deux \ Car les questions de Matthieu : Il N'est-ce pas le fils du charpentier? Sa mère ne s'appellet-elle pas Marie? » sont bien moins naturelles que celles du second Évangile. On peut appeler Jésus charpentier, parce qu'il était connu pour tel ; on ne l'aurait appelé « fils du charpentier >- que si Josepli avait été encore vivant, ou mort depuis très peu de temps. De même, on a pu dire : « N'est-ce pas le tils de Marie? >', la Marie que toute la petite ville connaît ? Mais on n'avait pas à se demander comment s'appelait sa mère. Matthieu introduit cette seconde question pour ne pas oublier Marie, et parce qu'il a parlé de Jésus comme fils de Joseph dans la première. Les ^ariantes ne viennent pas seulement de ce qu'il n'a pas voulu attribuer au Christ un métier \ulgaire, mais encore et surtout de ce qu'il a voulu i-appeler
(liiii certain doute en trouviiiit d;iiis plusieurs anciens mss. latins: " l'abii lilius et Mariae », qui est plus naturel, cl qui expliquei-iit sans difliculté lesleclures de Matthieu et de Luc. Marc aurait été corrigé ultérieurement pour faire droit à la conception virginale, la croyance chrétienne élan! d'ailleurs plu loi choquée que contredite (on pouvait inter[)réter les paroles en opinion courante, comme celles de Luc et de Matthieu) par la formule primitive. Origène ,/-. Ce/s. VI, 36) atteste que, dans aucun évangile ecclésiastitfue. Jésus n"est désigné comme Ti/.xwv. La leçon originale aurait été : oj/ ojto; Îît'.v ''Lo^TiÇ, t'.îj TsxTovoî j'.o; -/.ai Mapt'aç ; (".f. Meiïx, II, ii, 40.
1. V. Ty.\. o'J7 O'jTo; saT'.v ô -q-j 7i/.-ovo; uio; ; ojy' f, ;j.rjTr|p ajToj \i-^i-:7.i Map'.àu /.ai. 01 àoîÀço'. ajTOU 'Hx.rj)|Boç -/.al 'L»j(,o -/.x': !il{;ifi)v /.ai 'lojoaç ; '.\U. v.-j\ x: -jjii/.-qi.': xjtoj oùyl -à<Ta; 7100; f,aàç î'cjiv ; Ss. lit. : m le fils de .Joseph. ■•
2. V. 22. oùvi'j'.o'ç È^Tiv 'If»7f,ç ojTo; ; "i. Cf. W'icuNi.E, ;»7, 1()^).
le souvenir de Joseph. De prime abord, il semblerait que le nom de « lils de Marie » s'accorderait mieux avec le récit de la conception virginale. Mais on a vu que, dans ces récits mêmes, Joseph est au premier plan, parce que l'évang-éliste est préoccupé de répondre aux plaisanteries des Juifs K C est probablement pour la même raison que le titre de « fils de Marie » lui aura paru dang'ereux à maintetenir, et qu'il aura modifié le texte de Marc, en conservant les deux (juestions avec les deux mots qui les caractérisent, " charpentier », « Marie >k Quant à Luc, il a voulu résumer aussi brièvement que possible tous les propos des g-ens de Nazareth, et il n'a pas trouvé de meilleures formule que : « n'est-ce pas le tils de Joseph? », nommant le père pour représenter toute la famille -.
Des quatre frères du Seigneur un seul appartient nommément à l'histoire apostolique, Jacques, qui gouverna plus tard l'Eglise de Jérusalem, et qu'on a voulu à tort identifier avec l'apôtre Jacques, fils d Alphée '. Jude est censé l'auteur de l'Kpitre canonique ; en tant que frère de Jacques, on a voulu aussi le confondre avec l'apôtre Jude de Jacques '. Simon ne peut être ni l'apôtre Simon le Cananéen ou le Zélote ', ni Simon fils de Glopas, qui est compté comme le second évèque de Jérusalem ''. Josès est pour Matthieu le même nom que Joseph. On sait, par le témoignage de Paul ", que non seulement Jacques, mais i< les frères du Seigneur », c'est-k-dire probablement les quatre qui sont énumérés ici, ont adhéré à l'Evangile après la résurrection. De là vient que la tradition avait retenu leurs noms, et que Marc les connaît. 11 n'en est pas de même pour les sœurs, dont ni le nombre ni les noms ne sont indiqués. La formule : « toutes les sœurs ^ ■>, dans Matthieu, donnerait à penser qu'il y en avait plus de deux; mais il serait imprudent d'attacher une valeur historique spéciale au mot « toutes », qui n'est pas dans