‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 75 sur 829 · Me. I, H; Le. m, 22 (D, mss. lat.j. Ps. ii · texte numérisé non relu

Me. I, H; Le. m, 22 (D, mss. lat.j. Ps. ii

IL Cf. Me. I, 12-13; Mt. iv, 1-H ; Le. iv, 1-13. Voir I^ousset, Theol. Jiundschnu, 1906, 8.

12. J Weiss, AE. 137. En ce qui regarde spécialement lemploi absolu du mol « évangile », cf. Bousset, arl. cil., 13.

Matthieu '. Le récit de la vocation des premiers disciples - est consistant en lui-même, mais son rapport avec la scène de prédication, dans la synag'og'ue de Capharnaiim, et la venue chez Simon ^ est tout à l'ait défectueux : on pourrait supposer une transposition, la guérison de la bellemère de Simon se plaçant bien le jour de l'arrivée à Gapharnaûm, et la prédication un des jours suivants. L'anecdote du possédé '• ne se rattache pas naturellement à la scène de prédication, et l'on sent, à la fin ^, quelque elFort du narrateur pour souder l'une à l'autre. Ce qui est dit du retentissement ''' qu'eut le miracle déborde le cadre de l'incident.

On perd le fil des récits avec l'histoire du lépreux ", qui ne tient à rien et qui fait, jusqu'à un certain point, double emploi avec ce qui précède **, puisque l'on explique de nouveau pourquoi Jésus ne reste pas au même endroit. On dirait que Tévang'éliste a pris un récit tout fait, et qu'il l'a logé, comme pour combler un vide ■', entre le départ de Gapharnaûm et le retour dans cette ville pour la guérison du paralytique.

Suit une série de cinq conflits avec les pharisiens : sur la rémission des péchés, à propos du paralytique de Gapharnaûm ; sur la fréquentation des publicains, à propos de Lévi ; sur le jeûne ; sur le sabbat, en deux occasions^". La combinaison est rédactionnelle, et les éléments qui v sont entrés ne semblent pas avoir été puisés directement dans la tradition orale. A trois reprises", l'intention de faire valoir l'argument de messianité s'accuse dans le l'écit, et, par deux fois^^, il est question du « Fils de l'homme », quoique, si l'on en en juge par la recommandation que le Ghrist fait à ses disciples après la confession de Pierre ^■', Jésus lui-même n'ait pas dû s'attribuer en public un titre équivalent à celui de Messie. Ou bien les récits où d s'atfirme et se démontre Ghrist appartiennent tout entiers à une rédaction plus récente que celle de la confession, ou bien ils ont été retouchés et complétés. La dernière hypothèse paraît la plus

ï. Cf. Me. I, i:j; Mt. IV, 17.

Page 1