‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 88 sur 829 · Cf. Mr. xxiii · texte numérisé non relu

Cf. Mr. xxiii

A. Loisv. — Le.s- Evangiles synoptiques. 1

tion captieuse au sujet du tribut ' fait suite à la question des prêtres. Le débat avec les sadducéens ^ est d'un autre caractère : dispute d'école sur une matière de théologie, il vient là parce qu'on a voulu amener les sadducéens devant Jésus, après qu'on y avait trouvé les pharisiens. La question sur le g-rand commandement -^ n'est pas à sa place orig-inelle : la conclusion ' : « et depuis lors personne n'osa plus l'interroger », ne s'y rapporte pas naturellement. Gomme il est à peu près certain que la source de Marc présentait en cet endroit l'histoire de la femme adultère ^, il est permis de supposer que la conclusion dont il s'agit se rapportait primitivement à ce récit; le rédacteur aura substitué à la péricope de l'Adultère la question du grand commandement, qu'il a empruntée au recueil de discours. Ce dernier incident étant comme dédoublé, l'on pourrait supposer, ou que l'évang'éliste en amalgame deux relations différentes, ou qu'il a du moins forlement modifié et glosé sa source.

Le mot sur le Christ « seig-neur de David » '^ vient probablement de bonne source ; mais il appartient aux disputes qui ont précédé le temps où « nul n'osait plus faire de question » : débris de tradition, gardé hors de son cadre et de son contexte primitifs. La réflexion sur la faveur que Jésus trouvait auprès du peuple " est un débris du même genre, sans rapport avec le mot sur le Christ, qui la précède, ni avec le discours contre les pharisiens, qui la suit. Ce discours ** même n'est qu'un maigre extrait de l'instruction plus développée qui se trouve dans Matthieu et dans Luc ; Marc l'aura puisé à la même source. L'histoire de [la veuve aux deux liards ^ est un morceau de tradition retenu hors de son cadre, pour faire nombre dans la série des souvenirs hiérosolymitains.

Le discours sur la fin du monde est introduit par un artifice rédactionnel des plus rudimentaires : du préambule '**, qui le fait prononcer devant quatre disciples, on peut déduire que la tradition primitive des discours du Seigneur ignorait la majeure partie de cette apocalypse '^. La parole sur le temple est dépourvue d'originalité; mais elle n'a pas dû être inventée seulement pour l'introduction du discours ; elle doit remplacer la

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