XIV, 10-11. l^attacher à xiv
Thistoire de la pécheresse', que Luc a pu trouver dans le recueil de discours. L'indication du deuxième jour avant la pâque, si elle vient, comme il est probable, du document fondamental, et l'endroit assigné au festin de Fonction pouvaient se rapporter primitivement au dernier repas de Jésus.
Dans Téconomie actuelle des récits, cette date concerne des faits accomplis le mardi d'avant la passion. Suivent les faits du jeudi. Les préliminaires du dernier repas ^ semblent venir en surcharge d'une relation plus simple, où, après avoir signalé la trahison de Judas, on montrait Jésus, à son dernier soir, se mettant à table avec ses disciples. Le narrateur s'y reprend à deux fois -^ pour dire ce qui arri>a « pendant qu'ils mangeaient » : l'annonce de la trahison ', prédiction dont les termes n'ont rien d'original, paraît appartenir à une couche secondaire de la rédaction, la source n'ayant mentionné que les paroles solennelles dites par Jésus sur le pain et le vin qu'il avait bénits. Mais la relation de ces paroles accuse aussi des retouches. Les mots: « Ceci est mon sang de l'alliance », etc. ^', appartiennent à un tout autre courant d'idées que : « Je ne boirai plus du fruit de la vigne », etc. ". Ce dernier énoncé, mais non le précédent, se rattache naturellement à la notice : « Prenant la coupe, il rendit grâces et la leur donna, et ils en burent tous ». Marc aura amplifié, d'après la conception paulinienne de l'eucharistie, un récit où Jésus, bénissant le pain "^ et le vin, déclarait que le présent repas était pour lui le dernier, en attendant le festin qui réunirait les élus dans le royaume de Dieu.
L'indication du départ pour le mont des Oliviers ^ a pu introduire originairement la veillée de prière et le récit de l'arrestation. Ce qu'on lit ensuite touchant le scandale des disciples et la faiblesse de Pierre '' tend à montrer comme prédits à l'avance deux faits, dont un seul, le triple reniement de Pierre, est raconté plus loin. La fuite des disciples à Gethsémani '" n'est qu'une amorce pour le récit de leur dispersion, qui