Jésus lui dit : J’irai et le guérirai
8. Et le Centurion lui répondit : Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez sous mon toit ; mais dites seulement uti mot, et mon serviteur sera guéri.
0. Car moi qui suis un homme soumis à la puissance d’uti autre, et qui ai des soldats sous la mienne, je dis à l’un : Va, et il va; viens, et il vient; et à mon serviteur, fais cela, et il le fait.
10. Jésus entendant ces paroles, en fut surpris, et dit à ceux
SELOX SAIXT MATTHIEU, qui le suivoient : Je vous le dis en vérité, je n ui pas trouve une si vive foi dans Israël.
11. Et je vous dis que plusieurs viendront de l’Orient et de l’Occident, et s’assoiront avec Abraham, Isaae et Jacob dans le royaume des cieux;
12. Tandis que les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures *. Là seront les pleurs et le grincement de dents.
13. Et Jésus dit au Centurion: Allez, et qu’il vous soit fait comme vous avez cru. Et son serviteur fut guéri à cette heure même.
14. Jésus vint ensuite dans la maison de Pierre, et il y trouva sa belle-mère qui étoit au lit tourmentée de la fièvre.
15. Il lui toucha la main , et la fièvre la quitta; et se levant, elle les servoit.
16. Sur le soir, on lui présenta plusieurs démoniaques, et par sa parole il chassoit les esprits, et il guérit tous les malades;
17. Afin que s’accomplit ce qu'avoit dit le prophète Isaïe : Il a pris lui-même nos infirmités et s’est chargé de nos langueurs.
J 8. Or Jésus voyant une grande multitude autour de lui, il ordonna à ses disciples de passer sur l’autre bord du lac.
19. Alors un Scribe s’approchant, lui dit : Maître, je vous suivrai partout où vous irez.
20. Jésus lui dit : Les renards ont leurs tanières, et les oiseaux du ciel leurs nids; mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête.
21. Un autre de ses disciples lui dit : Seigneur, permettezmoi d’aller d’abord ensevelir mon père.
22. Jésus lui répondit: Snivez-moi , et laissez les morts ensevelir leurs morts.
23. Et étant monté dans une petite barque , scs disciples le suivirent.
24. Et voilà qu’un grand mouvement se fit dans la mer, de sorte que les flots couvroient la barque : lui cependant dormoit.
25. Ses disciples s’approchèrent de lui et le réveillèrent, disant : Seigneur, sauvez-nous, nous périssons.
1 Priant la doclriue de Jésus se If ace ut toute* les distinctions de peuple! et de races. Quiconque noit à sa loi et l'accomplit, est tils d '.Abraham.
2v kva.ygile
20. Jésus leur dit : Pourquoi étcs-vous on crainte, hoiiinies de peu de foi *? Alors, se levant, il commanda aux vents et à la mer ; et il se fit un grand calme.
27. Et, dans leur admiration, ces liommes disoient: Quel est celui-ci, que les vents et la mer lui obéissent?
28. Et Jésus ayant aborde de l’autre côté du lac, dans le pays des Gcraséni«ns , deux démoniaques, si furieux que personne n’osoit passer par ce chemin, sortirent des sépulcres et s’avancèrent vers lui.
29. Et ils se mirent à pousser des ( ris, disant : Qu’y a-t-il entre nous et toi, Jésus Fils de Dieu?
30. Or, non loin d’eux, ctoit un troupeau de porcs qui paissoient.
31. Et les démons le prioient, disant : Si vous nous chassez de ceux-ci , envoyez-nous dans ce troupeau de porcs.
32. 11 leur dit : Allez . Eux donc, sortant des possédés, entrèrent dans les porcs; et voilà que, d’une course impétueuse, le troupeau tout entier se précipita dans la mer; et ils périrent dans les eaux.
33. Ceux qui les gardoient se levèrent , et venant dans la ville, ils racontèrent tout ceci, et ce qui étoit arrivé aux possédés.
34. Et voilà que toute la ville sortit au-devant de Jésus, et l’ayant vu, ils le prioient de s’éloigner de leurs confins *.
Les enseignements abondent ici : la puissance de la charité qui doit un jour guérir toutes les maladies, toutes les infirmités, toutes les langueurs de l’humanité souffrante, chasser les démons qui s’emparent des hommes et les tourmentent, les pouvoirs oppresseurs, et aussi les penchants
1 Celui qui craint, celui qui doute, qu'il ne monte point sur la barque qui porte Jésus, ('/est aux hommes de foi qu'il est donne de traverser avec lui la mer soulevée par les vents, et d’aborder aux rivajje» où se manifestera son pouvoir sur les puissances mauvaises qui dominent et tournicotent l'humanité dont elles out pris possession.
2 Les Gér.iséniens, ce sont ceux qui, attachés par-dessus tout aux biens matériels et les pré* féraut à la délivrance, s'accommodent des choses telles qu'elles sont, tant que la tyrannie ne menace pas directement leurs intérêts. Ils veuleut conserver leurs troupeaux de porcs, et disent à Jésus ; Sortez de nos confins.
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vicieux, les instincts înauvuis, les passions sensuelles qui transforment la créature intelligente en un animal immonde, et la conduisent par l’abrutissement à la perdition : la puissance de la foi qui obtient tout et qui opère tout, car le monde appartient à ceux qui croient, et quand elle s’éteint, il ne reste plus que l’inertie et la servitude. Mais en ces temps où les peuples attendent le signal du plus grand combat qui jamais se livra sur la terre entre le bien et le mal, où des bruits de guerre grondent sourdement à tous les points de l’horizon, où chacun sent que bientôt se choqueront les deux armées qui décideront du sort futur du genre humain, de sa liberté ou de son esclavage, l’armée de Dieu et l’armée de Satan; en ces temps solennels, ce qu’il faut surtout qu’on sache bien, c’est que, pour mériter d’être soldat dans l’armée de Dieu, il faut, comme son chef, renoncer à tout; il faut, comme le Fils de l’homme, image en cela des pauvres qu’il vient sauver, n’avoir pas même où reposer sa tète, afin de ne pas s’amollir, afin d’être plus librement ici aujourd’hui, demain là, partout où se trouveront des périls à braver, des luttes à soutenir; il faut laisser les morts ensevelir leurs morts; et ceux-là sont morts qui, plongés uniquement dans les soins de ce qui passe, le souci des choses matérielles, ne savent pas même qu’ils ont une àmc à délivrer, et que vivre c’est combattre, c’est mourir pour accomplir celte grande délivrance.