Et Pierre, étant sorti, pleura amèrement
(53. El ceux quiteuoient Jésus, le railloienl et le meurtrissoient.
64. El ils voilèrent sa face, et ils la frappoient , et ils l’intcrrogeoient, disant : Prophétise qui est celui qui l’a frappé?
65. Et ils proféroient contre lui beaucoup d’autres outrages.
66. Lorsque le jour se lit, les Anciens du peuple, et les Princes des prêtres, et les Scribes s’assemblèrent, et l’ayant fait amener devant eux, ils lui dirent : Si vous êtes le Christ, diles-le-nous.
67. Il leur répondit : Si je vous le dis, vous ne me croirez point.
68. Et si je vous interroge, vous ne me répondrez point, ni ne me renverrez 1 * 3 .
69. Mais désormais le Fils de l’homme scoira à la droite de la puissance de Dieu.
70. Alors tous dirent : Vous êtes donc Fils de Dieu? Il répondit : Vous le dites, je le suis.
71. Et eux dirent: Qu’avons-nous besoin d’autre témoignage? Nous l’avons nous-mêmes entendu de sa bouclie a .
1 Toute défense devant de* juges prévenu* ou vendu* e»t inutile. Dite* ce que vous êtes , et
pui* taises-vous. Voire irai juge est ailleurs, et c'est celui qui juge le* justices mêmes.
3 Être enfaut de Dieu, fils de Dieu, c’est le plus graud de* crimes aux yeux des iils de Satan.
Jésus l’avoit dit bien des fois, il falloit qu’il soullrit. C éloit une condition de* l'accomplissement de son œuvre ; et tout ce qui sauve, tout ce par quoi s’opère 1 évolution de l’humanité, son perfectionnement progressif, ne s’établit que par la souffrance, ne prend racine qu’en elle. Si le Christ a plus souffert qu’aucun autre, c’est que sa mission étoit plus élevée, plus grande qu’aucune autre ; et quiconque, dans le cours des âges, y devra être associé, sera aussi, suivant la mesure même des devoirs qui lui seront imposes, associe a ses souffrances. Une des plus vives dut être 1 abandon des siens, leur ingrate lâcheté. Tous le quittent, tous fuient au moment suprême. Un seul le suit, mais de loin, et ne le suit (pic pour le renier. Qui ne penseroit que tout est fini , que l’avenir qu’annouçoit Jésus va descendre avec lui dans le sépulcre, et y dormir éternellement "avec les os du supplicié? Non, tout n’est pas fini; tout commence, tout naît. Pour que la parole régénératrice germe dans le cœur des peuples, il faut (pie la mort la féconde. Kst-ce que ce n’est pas ce qu’on vit toujours? Est-ce que ce n’est pas ce que voient vos yeux? N’y a-t-il plus de martyrs dans le monde, plus de prisons, plus de croix, plus de sépulcres qui se referment sur les fils de Dieu, sur ceux (pii s’efforcent d’étendre son règne? Et à cause de cela même, la bonne doctrine ne se répand-elle pas, la bonne semence ne croit-elle pas , fructifiant chaque jour davantage? Le signe de la condamnation, le signe de la fin, d’une fin prochaine, sur quels fronts estil? Sur le front des puissances mauvaises auxquelles la terre est encore livrée, ou sur celui des enfants du Christ qui combattent contre elles, et dont nuit et jour le sang crie vers Dieu, comme le sang d’Abel, et le sang des Prophètes, et le sang des justes qui ont combattu pour la délivrance depuis l’origine, des siècles? Ayez donc foi, quoi qu’il advienne, et que nulle persécution ne vous abatte, nulle défection ne vous trouble. Malheur à Judas, malheur à l’homme par qui le Fils de l’bonnne, l'humanité même, est trahie! Celui-là,
SELON SAINT LIC.
comme il est écrit, s’en va en son lieu. Et ceux qui seront demeurés avec le Fils de l'homme dans ses tentations, il leur prépare les trônes où iis scoiront pour juger les douze tribus d’Israël, pour proclamer le triomphe de l’éternelle justice, pour constituer le monde selon l’ordre, selon les lois immuables du vrai et du bien.. Ce que vous commencez, d’autres l’achèveront, et ce sera l’œuvre de tous, et tous ne sont qu’un, car ce qui sépare n’aflcctc que le corps, l’enveloppe , le vêtement.