Et l’homme aura pour ennemi ses serviteurs
37. Qui aime son père ou sa mère plus que moi, n’est pas digne de moi.
38. Et qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas, n’est pas digne de moi.
39. Qui trouve sa vie *, la perdra; et qui perdra sa vie à cause de moi , la trouvera.
40. Qui vous reçoit me reçoit, et qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé.
41 . Quiconque reçoit un prophète eu qualité de prophète , recevra la récompense du prophète; et quiconque reçoit un juste en qualité de juste, recevra la récompense du juste;
42. Et quiconque donnera seulement à l’un de ces plus petits un verre d’eau froide à boire parce qu’il est de mes disciples, je vous le dis en vérité, il ne perdra pas sa récompense.
Chose étrange! Jésus vient enseigner aux hommes à s’aider, à se secourir, à s’aimer comme des frères, et il dit à ceux qu’il envoie annoncer sa doctrine : Les hommes vous persécuteront. La prison, les verges, les supplices sont les seules récompenses terrestres qu’il promette à leur dévouement. Et c’est pour cela que leur mission est si belle, si grande , qu’embrassée par l’amour qui se nourrit de sacrifî-
' Il .'agit de lavoir a qui <era la terre, nui enfant» de Dieu, ou nu» fils de Satan. Quelle paii pourroit-i! doue y avoir entre eu»? Jciui ne veut pa» qu'on l’y trompe, c'eut à la guerre que doivent »e préparer iea sien», c'en! le glaive qu'il vient apporter. a Qui met au-deRiui de tout la corner» alion de la vie.
ces, clic s’cst perpétuée de martyrs en martyrs, et se perpétuera sans interruption, jusqu’à ce que le règne de Dieu ait remplacé le règne du mal, constitué partout, à divers degrés, dans les cœurs endurcis par l’égoïsme, et dans les institutions dont il est le principe presque unique. Où ne consacrent-elles pas l'iniquité, l’asservissement de presque tous à quelques-uns, la domination de ceux-ci, l’oppression de ceuxlà? Sous des noms qui varient, y a-t-il autre chose dans le monde? Les peuples ne sont pas régis, ils sont possédés, comme on possède un cheval ou un bœuf. A ces institutions impies vous avez à substituer des institutions saintes, fondées sur le droit et le devoir, sur la loi du Christ sauveur, des institutions d’égalité, de liberté, de fraternité, des institutions qui unissent au lieu de diviser, qui assurent à chacun sa part dans ce que Dieu a donné à tous; vous avez à vaincre l’égoïsme par la charité. Qu’importe la fatigue, la souffrance, pour atteindre cette fin? Quelle vous soit constamment présente; placez-la dans votre cœur au-dessus de tout, au-dessus des affections privées, au-dessus de la famille particulière et de ses liens subordonnés aux liens plus sacrés de la famille universelle; au-dessus de la vie, qu’on gagne en la perdant, en l’échangeant contre une vie plus haute. N’acceptez jamais la paix dans le mal, la paix qui souille, la paix qui nie Dieu en niant sa justice, car c’est de celte paix que Jésus a dit : Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.