Alors les Juifs prirent des pierres pour le lapider
32. Jésus leur dit : Je vous ai montré plusieurs bonnes œuvres émanées de mon Père; pour laquelle de ces œuvres me lapidez-vous?
33. Les Juifs lui répondirent : Nous ne te lapidons pour aucune bonne œuvre, mais à cause de ton blasphème, et parce qu'étunt homme, tu te fais Dieu.
1 II est de Dieu , il est du démon : contradiction éternelle des jugements des hommes. Comment U résoudre? Par les œuvres. Là où est le bien, la charité, la miséricorde. Dieu y est aussi. Les pauvres sout évangélisés , les infirmes guéris , ceux qui ne voyaient pas , votent : est-ce que le démon peut ouvrir les yeux aux aveugles?
a Ce n'est pas pour être éclairés que les Juifs interrogent Jésus. Kst-ce que ses œuvres ne parlent pas assez clairement? Mais ils De croient pas, parce qu’ils ne sont point de ses brebis, parce que leurs cœurs ue sont point préparés , parce que ce n’est pas la vérité qu’ils cherchent , mais, au contraire, des prétextes pour la rejeter.
3 Qui ue veut que ce que le Père veut, est un avec le Père.
34. Jésus leur répondit : N’est-il pas écrit dans votre loi : Je l’ai dit, vous êtes des dieux?
35. Si elle appelle dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée, et que l’Ecriture ne puisse être détruite :
36. Celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, comment dites-vous de lui : Il a blasphémé, parce qu'il a dit : Je suis le Fils de Dieu 1 ?
37. Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez point.
38. Mais si je les fais , ne voulussiez-vous pas me croire, croyez aux œuvres, afin que vous commissiez et croyiez que le Père est en moi, et moi dans le Père *.
39. Ils cherchoient donc à le perdre; mais il sortit de leurs mains ,
40. Et s’en alla de nouveau au delà du Jourdain , au lieu où Jean haptisoit d’abord ; et il y demeura ;
41. Et plusieurs vinrent à lui, et ils disoient : Jean n’a fait aucun signe ;
42. Et tout ce que Jean a dit de celui-ci étoil vrai. Et beaucoup crurent en lui.
Celui qui a dit : « Vous tous qui ployez sous le travail et » l’oppression venez à moi, et je vous ranimerai, » celui-là s’est fait, par cette seule parole, le centre de l’humanité, car c’est l'humanité entière qui ploie sous l'oppression et le travail. Comptez, dans le genre humain, ceux qui ne portent pas ce fardeau, mais l’imposent, ceux à qui profitent le travail des autres et leur oppression, combien sont-ils? Pour un maître, des millions d’esclaves, pour un heureux selon Satan, des millions de créatures courbées vers la terre, qu’elles mouillent de leurs sueurs et de leurs larmes que nul n’essuie. Ces créatures déshéritées, ce sont les brebis du bon
1 J esu s rainette au sens do l’Kcriture ce qu’il a dit de lui-même, et celte réponse est péremptoire pour quiconque croit à l'Kcrilure. Aussi les Juifs ne répliquent-ils rien ; niais leur haine persiste.
a Toujours le* œuvres proposées comme raison de lu foi. Tool arbre qui ne produit qoe de bons fruits ue snuroil cire maniais.
Pasteur, les brebis du Christ, pour lesquelles il a donné sa vie. Il les appelle, et peu à peu, à mesure qu’approchent les temps promis, ou les voit, relevant la tète, écouler sa voix, la reconnoitre et se préparer à le suivre. 11 en viendra de toutes les bergeries, de tout peuple et de toute nation, car toutes appartiennent au bon Pasteur; il faut qu’il les amène. Dispersées, séparées, elles languissent dans la vague attente de celui qui les conduira en des pâturages où elles ne seront plus livrées aux mercenaires qui, voyant le loup venir, les laissent là et s’enfuient; aux étrangers qui, sans autre souci que leur propre intérêt, l’assouvissement de leur convoitise, font d’elles leur possession, se vêtissent de leur laine, se nourrissent de leur chair. Et en venant au bon Pasteur, en se rassemblant autour de lui, elles ne feront qu’un; il n’y aura plus qu’une seule bergerie et qu’un seul Pasteur. Voilà le but, sur la terre, de la mission du Christ : faire de tous les hommes un peuple de frères, les unir entre eux en les unissant à Dieu, les constituer dans l'unité sous les lois saintes de la liberté qui est le principe du progrès sans fin, sans terme de l’humanité; de l’amour qui est la vie, l'éternelle vie de tout ce qui est.