Mes petits enfants 2 , je ne suis que pour peu de temps
encore avec vous. Vous me chercherez, et, comme j’ai dit aux Juifs : Où je vais, vous ne pouvez venir; je vous le dis aussi à présent. .
34. Je vous donne un commandement nouveau : Que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés; qu’ainsi vous vous aimiez les uns les autres.
35. En cela tous connoîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de la dilection les uns pour les autres.
36. Simon Pierre lui dit : Seigneur, où allez-vous? Jésus répondit : Où je vais tu ne peux me suivre à présent ; mais tu me suivras ensuite.
37. Pierre lui dit: Pourquoi ne puis-je vous suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour vous.
38. Jésus lui répondit : Tu donneras ta vie pour moi? En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera point, que tu ne m’aies renié trois fois.
1 Lorsque les peuples ont à souffrir des maux inévitables , dans les temps d'oppression et de trahison, que demander, si ce n’est que ces temps soient abrégés? que dire aux oppresseurs, aux traîtres, sinon : Le que vous faites, faite*»le vite.
3 Quand Judas est sorti, il semble que Jésus soit soulagé, et que son cœur se dilate.
Le dernier commandement de Jésus résume toute sa doctrine : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai ai- » niés. En cela tous connoitront que vous êtes mes disciples, » si vous avez de la dilcction les uns pour les autres. » Il ue dit point : Si vous croyez ceci ou cela; mais : Si vous aimez. La foi s’attache à ce qui se développe, se modifie suivant le progrès des idées et des connoissanccs ; elle est du temps et change avec le temps. L’amour n’est point du temps, il est immuable, éternel. Il est la loi, parce qu’il est la vie, et celui qui aime, dit encore saint Jean, a accompli la loi ; il a la vie que Jésus donne à ceux qui le suivent, à ceux qui croient que le Père l’a envoyé. Et comme il étoit venu du Père, son œuvre accomplie, il retourne au Père, disant aux siens : Fous me chercherez. Et ne le cherchent-ils pas, en effet, toujours? Où est-il sur la terre, si ce n’est dans le cœur de quelques-uns, perdus, inconnus au milieu de la foule? Ceux qui portent son nom, qui se prétendent ses disciples, ont-ils le signe auquel il disoil qu’on les reconnoifroit? Au lieu de l’amour qui unit, que voit-on parmi eux, que la haine qui divise? Ils se repoussent, se maudissent l’un l'autre, c'est là leur salut fraternel. Qui d’entre eux ne semble occupé à creuser un enfer pour quiconque ose avoir des pensées différentes des siennes? Et ces enfers, tous unis ensemble, c’est le monde tel qu’ils l’ont fait. Car, s’ils se repoussent de secte à secte, de société à société, en chacune d’elles ils ne sont pas moins séparés, moins ennemis les uns des autres. Qu’csfce que ce cri de douleur, cette voix de détresse, ces plaintes lugubres qui s’élèvent du milieu des peuples? Ce sont les plaintes des foibles oppressés par les forts, le cri d’une multitude affamée à qui ses maîtres ont donné des chaînes pour Vêtement, des vieillards, des enfants, des femmes, que moissonne la hideuse misère; c’est la voix dont il est écrit : “ Une » voix a été entendue en Rama, des pleurs et de longs san- * glots, la voix de Rachcl pleurant scs fils, et elle ne veut pas » être consolée, parce qu’ils ne sont plus. » Est-ce là les
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fruits do la diiection à laquelle se rcconuoisscnt les disciples du Christ? Ohî oui, ce qu’il disoit est bien vrai : Vous me chercherez. La terre l’attend encore, elle attend qu’il rcv icnno, comme il l’a promis, dans sa puissance et sa majesté ; et il reviendra, et ce sera le temps de toutes choses, le jour du Seigneur et le jour de l'humanité. « Celui qui rend té- » moignage dit : Je viens vite. Amen. Venez Seigneur Jésus n (saint Jean). »