‹ Les Évangiles; traduction nouvelle avec des notes, et des réflexions à la fin de chaque chapitre;Chapitre 266 sur 277 · J ésus leur répondit : Croyez-vous maintenant · texte numérisé non relu

J ésus leur répondit : Croyez-vous maintenant

32. L'heure vient, et déjà elle est venue, où vous serez dispersés, chaeun de son côté, et me laisserez seul : et je ne suis pas seul, parce que le Père est avec moi 1 2 .

33. Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous serez oppressés dans le monde; mais ayez confiance, j’ai vaincu le monde.

1 Oll* parole de Jésus est remarquable. Jusque-là ce qu’il a dit du Père , il l’a dit en paraboles , en termes enveloppés et mystérieux ; niais vieut l’heure où il en parlera ouvertement; et cette heure est celle de sa mort, l'heure où \a cesser sou euseignement direct et personnel. Qui parlera donc? L'Fsprit qui enseigne toute vérité, l'Kspritqui est la voix perpétuelle de Dieu dans l’humanité progressive.

2 Fût-il abandonné, repoussé de tous, celui qui annonce la vérité et proclame In Loi n’est jamais seul : Dieu est avec lui.

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Ions pleurerez- et vous gémirez. Qui? Ceux que Jésus appelle à lui, la multitude immense des petits, des pauvres, des foi Ides , des opprimés. Et le monde, se réjouira : les grands , les puissants se réjouiront, parce qu’ils seront d’abord vainqueurs, parce qu’à force d’artifices et de violences , ils croiront avoir affermi leur domination à jamais, à jamais détruit dans le cœur des peuples courbes sous leur joug toute espérance do liberté et d’égalité fraternelle. Ceux-ci donc seront dans la tristesse, mais leur tristesse se changera en joie ; car le temps de la tristesse, c’est le temps du combat, le temps du travail; et cette tristesse ressemble à celle de la femme dont l’heure est venue. Plus est proche le moment où elle enfantera, plus ses souffrances sont vives; mais lorsqu’elle a enfanté un fils, elle ne se souvient plus de la souffrance à cause de la joie, parce qu’un homme est né dans le monde. Disciples de Jésus, ce qui naîtra par vous dans le monde, ce n’est pas un homme, mais l'Homme même, l’humanité enfermée encore dans ses premières enveloppes, aspirant à les rompre pour entrer en une vie plus haute, plus pleine, plus rapprochée de la vie de Dieu même, et tressaillant comme le fruit de la femme , jusqu’à ce que l’heure de l’enfantement soit venue. Et cette heure vient, cl de vous il dépend qu’elle vienne plus vite, car ceux qui la retardent, qui voudroient retenir, étouffer dans le sein maternel l’homme prêt à naître, ne sont forts que de votre foi— blesse, de votre peu de foi et de votre peu d’amour. Croyez, aimez, unissez-vous, n’ayez, vous oubliant vous-mêmes, qu’une pensée , celle de l’œuvre que vous êtes chargés d’accomplir, et bientôt, à cause de la joie, vous ne vous souviendrez plus de la souffrance; et bientôt il sera dit ; Un homme, l’homme véritable, l’homme que Dieu voit en soi, dont il contemple avec complaisance le type éternel, est né dans ce monde.

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