Car, comme Jonas fut trois jours et trois nuits dans le
1 Les hommes de milieu, les indécis, les prudents, les timides, qui ne veulent se décider ni pour le bien ni pour le mal) inspiroient a Jésus une indignation particulière et comme nnc sorte dé dégoût profond qui éclate partout dans ses paroles. Ce sont d’eux qu’il est dit ailleurs : u Plut » à Dieu que vous fussiex chauds nu froids! Mais, parce que vous n’étes ni chauds ni froids, jP » vous vomirai de ma bouche. »
* Parler contre l'Ksprit saint, blasphémer l’Esprit saint, c’est, en reniant l'amour même, rbnier le principe de tout bien, et, pour ainsi dire, incarner le mal en soi.
3 Sojcx franchement bons ou mauvais, dé sorte qu'on vods rocdnnoissë par vos œuvrps, commit on rëconooit par sdn fruil un arbre bon oü mauvais.
44) ÊV AXtîILE
ventre de la l>aleine, ainsi le Fils de l’homme sera dans le sein de la terre trois jours et trois nuits *.
41. Les hommes de Xinive se lèveront en jugement contre cette génération et la condamneront, parce qu'ils firent pénitence sur la prédication de Jonas; et il y a ici plus que Jonas.
42. La reine du midi se lèvera en jugement contre cette génération et la condamnera; car, des confins de la terre, elle vint écouter la sagesse de Salomon; et il y a ici plus que Salomon.
43. Lorsqu’un esprit immonde est sorti d’un homme, il s’en va errant en des lieux arides, cherchant le repos, et il ne le trouve point.
44. Alors il dit : Je retournerai dans la maison d’où je suis sorti. Et y revenant, il la trouve libre, purifiée de ce qui la souilloit, et ornée.
45. Alors, il s’en va prendre sept autres esprits plus mauvais que lui, et ils entrent dans la maison, et ils y demeurent : et le dernier état de cet homme est pire que le premier. Ainsi en sera-t-il de cette génération perverse.
46. Lorsqu'il parloit encore au peuple, voilà que sa mère et ses frères, debout dehors, cherchoient à lui parler.
47. Quelqu’un lui dit : Voilà dehors votre mère et vos frères qui cherchent à vous parler.
48. Mais il lui répondit : Qui est ma mère, et qui sont mes frères ?
49. Et étendant la main sur ses disciples, il dit : Voilà nia mère et mes frères.
50. Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cicux, celui-là est mon frère et ma sœur et ma mère.
L’hypocrisie s’arrête au dehors de la loi, pour se dispenser de la loi, substituant la lettre qui tue à l’esprit qui vivifie, aux œuvres effectives de stériles pratiques, et cherchant une fausse paix de la conscience dans la condamnation
1 Tout Prophète, tout homme suscité pour annoncer et préparer l'avenir, est comme Jonas, est comme Jésus, enseveli trois jours et trois nuits, puis il revit. Sa parole, qui a jjeriné dans lu tombeau, produit une moisson abondante. C'est là le grand, le vrai signe.
SF.I.OX SAIXT MATTHIEl.
do ceux pour qui le maître du sabbat est au-dessus du sabbat. Elle nie le bien, quaud elle le peut nier, il la gène, il l’irrite, et si elle ne le peut nier, il a du moins été opéré par de mauvais moyens et des motifs mauvais. Plutôt que d’en louer le Père, céleste, elle aimera mieux l’attribuer à Satan. Si c’est là ce qu’elle a dit du Cbrist, si, à cause de ses bienfaits mêmes, elle a fait de lui un ministre de lléelzébub, que sera-ce de ses disciples? Qu’ils s’attendent donc à être décriés, accusés par les hypocrites dont la race ne meurt point. Leurs calomnies changent selon les temps, mais ne tarissent jamais. Ils emprunteront au besoin le nom même du Christ, pour combattre le Christ plus sûrement, pour semer la haine contre ceux qui s’efforcent, suivant leur pouvoir, d’accomplir ses préceptes, d’établir sur la terre la concorde et l’union par la charité fraternelle; qui retirent le jour du sabbat la brebis tombée dans une fosse, qui ne demandent point à celui qui a la main desséchée, que croyezvous? que ne croyez-vous pas? faites-vous ceci ou cela? mais qui guérissent sa pauvre main, de sorte qu’il s’en va glorifiant Dieu et bénissant ses frères. Ceux-ci sont les vrais enfants de Jésus; car on rcconnoit l’arbre à ses fruits, et malheur à l’arbre qui ne porte (pie des fruits amers, des fruits qui ne nourrissent point, brillants au dehors, mais au dedans remplis d’une poussière infecte.