‹ Les Évangiles; traduction nouvelle avec des notes, et des réflexions à la fin de chaque chapitre;Chapitre 50 sur 277 · Mais le serviteur eh sortant, rencontra un de ses compa · texte numérisé non relu

Mais le serviteur eh sortant, rencontra un de ses compa

1 L'Eglise, c’cst la société de* disciples de Jésus. Qui refuse de se soumeUre au jugement de la société, doit être exclu de 1a société, et détient, sous Ce rapport, étranger à ses membrel.

2 Le pouvoir de juger, de lier t*t de délier, de condamner et d’absoudre, est de l’essence de toute lociété ; et si la loi est juste, si elle est appliquée justement, ce què le juge lie sur la ICrrG Cst lié dans le ciel, ce qu’il délie sur la terre est délié dans le ciel, car il u’j a pas deux justices.

3 L'homme ne peut rien seul, il n’a de force que par l’association, et la forre de ceux qui s’associent au nom de Jésus, au nom de la justice ët dé l’amour fratcmel, Cst invincible.

4 Textuellement, un homme-roi, c'est-à-dire, un homme richë, puissant.

^nons qui lui ilevoit cent deniers ; et l'ayant saisi, il l’étouffoit, disant : Rends-moi ce que tu me dois.

29. Et se jetant à ses pieds, son compagnon le prioit, disant : Prenez patience, et je vous rendrai tout.

30. Mais lui ne voulut pas; et il s’en alla, et le fit mettre en prison jusqu’à ce qu’il payât sa dette.

31. Ce que voyant les autres serviteurs, ils en conçurent une grande tristesse; et ils vinrent raconter à leur maître tout ce qui s’étoit fait.

32. Alors le maître de ce serviteur l’appela et lui dit : Serviteur méchant, je t’ai remis toute ta dette, parce que tu m’as prié.

33. Comme j’ai eu pitié de toi, ne devois-tu pas avoir pitié de ton compagnon?

34. Et son maître irrité le livra aux exécuteurs, jusqu’à ce qu’il payât toute sa dette.

35. Ainsi vous fera mon Père céleste, si chacun de vous ne remet de cœur à son frère ce que son frère lui doit.

Pardonnez, pour qu’on vous pardonne; remettez, pour qu’on vous remette; car l’heure de rendre compte viendra; et comme vous aurez traité vos frères, ainsi serez-vous traité. Une offense, un tort vous irrite, vous blesse, il est là toujours devant vous dans votre souvenir implacable : êtes-vous donc si pur que vous n’ayez aucune dette semblable envers Dieu? Qu’aurez-vous à répondre, lorsqu’il vous interrogera sur vos œuvres? Vous a-t-il été commande d’en chercher la règle dans le mauvais trésor de votre, cœur, l’orgueil, la rancune, l’insatiable cupidité, ou dans les saints devoirs d’un amour mutuel, dont le fruit est la paix et la jouissance de tous les biens, à cause du partage des biens mêmes ? A la charité qui compatit, vous substituez l’intérêt sordide, l’égoïsme qui se renferme en soi et pour qui la souffrance d'autrui n’est rien près d’un peu d’argent. Quel prétexte ne vous suffit pas pour manquer de commisération, pour être sourd au cri du besoin, pour refuser d’aider votre frère, pour exiger de lui ce qu’il ne

sauroit payer? — Il me doit. — C'est vrai, il vous doit selon la loi humaine. — Donc qu’il me livre son dernier vêtement, sa dernière drachme, dùt-il ensuite mourir de faim avec sa femme et ses enfants. — Ah ! vous réclamez contre lui la loi humaine, vous l’en écrasez. Soit, mais aussi demain, le juge vous courbera sous le poids de la loi divine. Croyez-vous donc que la voix du pauvre ne monte pas jusqu’à lui? Croyez-vous donc quand vous le dépouillez, quand vous le chassez du réduit misérable que, vous riche, vous lui vendiez au prix de ses sueurs, quand vous le jetez nu sur la voie publique, exposé au vent, à la pluie, au froid qui torture et qui tue, croyez-vous donc que tout soit fini, que ce mot, C’est mon droit, satisfasse à l’éternelle justice? Un jour qui n’est pas loin, vous viendrez, nu aussi, demander d’être admis dans la demeure du maître, demander qu’il vous remette ce que vous lui devez, et le maître dira : Point de pitié pour celüi qui n’a point eu de pitié. Qu’on le livre aux exécuteurs jusqu’à ce qu’il ait payé toute sa dette.

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