Que vous eu semble? Ils répondirent : II mérite la mort
1 Le motif que Jésus allègue ici pour ne pAs résister à la violence dont il est l'objet lui est tout personnel.
2 Comment cela tiuiroit.
' A la droite du Dieu tout-puissant.
<>7. Alors iis lui crachèrent au visage, et le frappèrent avec le poing : et d’autres le souffletèrent ,
08. Disant : Christ, prophélisc-nous qui est celui qui t'a frappé ?
tîll. Cependant Pierre ctoit assis dehors dans la cour; et une serrant»' , s’approchant , lui dit : Et vous aussi vous étiez avec Jésus le (ialilécn.
70. Mais il le nia devant tous, disant : Je 11 e sais ce que vous dites.
71. Et connue il sortoit Jiors la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui étoient là : Celui-ci étoit aussi avec Jésus le Nazaréen.
72. Et il le nia derechef avec serment : Je ne commis point cct homme.
7;î. Peu après, ceux qui se trouvoient là, s'approchait! de Pierre, lui dirent : Certainement vous aussi, vous êtes de ces gens-là; votre langage vous décèle.
74. Alors il se mit à jurer avec exécration qu’il ne connoissoit point cet homme. Et uussitùt le coq chanta.
75. Et Pic rre se souvint de la parole que lui avoit dite Jésus : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti dehors, il pleura amèrement.
A la fin du chapitre suivant , où s’achève le récit de lu Passion du Christ, nous tâcherons d'indiquer quelqu’une des grandes instructions qu’elle renferme. Mais qui déjà 11e se sent ému jusqu'au fond de l’àme , du prix que reçoit de ses bienfaits, de son inénarrable auiour pour ses frères, le Jistk par excellence; de la froide cruauté de ses persécuteurs, de sa douceur inaltérable , de sou calme surhumain, au milieu de ce qui briseroit, à force d'iniquité chez les uns, d'ingratitude et de lâcheté chez les autres, le cœur le plus ferme? Jamais le monde n’avoit vu, il ne reverra jamais rien de semblable. C’est ici le suprême degré d’élévation où l’on puisse concevoir qu’il soit donné à la créature d’atteindre. S’en rapprocher, quoique toujours de loin, sera désormais le travail
do ceux qui aspirent avec le plus d’ardeur à la perfection. Et néanmoins, comme pour les soutenir , comme pour encourager leurs efforts et leurs espérances, cette perfection leur est montrée sous les conditions do la lutte, du combat intérieur inséparable de notre nature infirme. Aux approches de l’épreuve dernière, Jésus n'hésite pas, certes, sa volonté n’est pas ébranlée un moment; mais le trouble envahit la partie inférieure de son être, il est triste jusqu’à la mort, en proie à des angoisses, à une agonie plus terrible que le supplice même qui suivra. Et il ne la cache point, ne la dissimule point; il veut, au contraire, que ses disciples en soient témoins, qu’ils eu gardent le souvenir, afin d’y trouver un appui dans les involontaires défaillances de la chair, lorsque pour eux aussi viendra le jour du sacrifice. Egalement éloigné de toute foihlesse et de tout faste, il laisse tranquillement s’accomplir ce qui doit être accompli en lui ; il s’abandonne à ses ennemis , sans proférer une plainte. Sachant que sa mort est résolue, il se tait devant les accusateurs, car ce n’est pas la vérité que les juges cherchent, mais un prétexte, quel qu’il soit, de le condamner. Cependant, lorsqu’ils l’interrogent sur ce qu’il est et sur sa mission , il rompt le silence; car, sur ce point, il doit la vérité au monde, il la doit à ses ennemis mêmes. Mais, cela dit, il se tait de nouveau. Le reste, son sang le dira; il en sortira comme une voix qu’entendra toute la terre, voix douce pour les foibles, les affligés, les opprimés qu'elle relèvera de leur déchéance : formidable aux puissants dont elle brisera l’orgueil impie et la domination sacrilège.