XXX. — François-Joseph de Grammont, évèque
DE Philadelphie.
Entré au chapitre métropolitain, en 1663, sous les auspices de son oncle, l'archevêque Antoine-Pierre I, il alla compléter son éducation sacerdotale au séminaire de Saint-Sulpice. De
(1) V. le fac-similé du cachet et de la signature de D. Saulnier dans l'opuscule de M. Ad. Marlet intitulé : Episodes de la guerre de dix ans dans la vallée dOrnans-, Besançon, 1865, in-8.
retour à Besançon, il fut pourvu successivement des abbayes de Bithaine et de Montbenoît, des prieurés de Morteau et de Beaupré, ainsi que d'une charge de conseiller-clerc au parlement de Franche-Comté. Elu successivement par le chapitre grand-archidiacre, en 1679, et haut-doyen en 1680, son oncle l'oblint pour sutTragant en 1686, se déchargeant dès lors sur lui des fonctions les plus pénibles de l'épiscopat. « On se plaisait à le regarder comme Tarchevêque lui-même, et, dans l'estime publique, il ne lui en manquait plus que le titre. Aussi l'allégresse fut-elle grande dans le clergé et dans le peuple, lorsqu'on apprit que le roi Tavait nommé au siège de Besancon (U. »
Sa lettre pastorale de prise de possession est datée du 10 décembre 1699 ; elle est suivie de la bulle pontificale annonçant au clergé et au peuple du diocèse la promotion du nouveau pasteur.
Ses armes étaient : d'azur à trois bustes de reines de carnation, vêtues d'argent, chevelées et couronnées d'or, 2 et 1 ; écartelé d'azur à six besans d'argent, 3, 2, 1, au chef d'or; sur le tout de gueules au sautoir d'or. Devise : diev ayde av gardien DES ROYS.