XXXII. — Pierre-François Hïtôgn, évêque
DE Philadelphie.
Né à Gray, le 15 octobre 1674, il fut nommé chanoinecoadjuteur au chapitre métropolitain le 4 septembre 1690, et ordonné prêtre» avec dispense d'âge, en 1696. « Sa science, la solidité de ses vertus et la noblesse de son caractère , lui acquirent une haute influence parmi ses collègues. Ce fut principalement en lui que se personnifia la grande autorité du chapitre pendant les vacances du siège archiépiscopal, depuis la mort de François-Joseph de Grammont jusqu'à l'avènement d'Antoine-Pierre II. » Choisi, de l'agrément du roi, comme suiFragant par l'archevêque, il obtint des bulles qui le nommaient évêque de Philadelphie. Son sacre eut lieu au séminaire, dont il avait été supérieur, le dimanche 24 juin 1736 : l'archevêque de BesançjOn, qui le consacra, fut assisté dans cette cérémonie par les évéques de Langres et de Dijon. Il ne survécut que dix jours au prélat dont il avait été le dévoué collaborateur : sa mort arriva le 17 septembre 1754, et son corps fut déposé dans le caveau des chanoines de l'église métropolitaine (i).
Ses armes étaient ; de gueules à la bande ondée d'or, ac-
(1) Cette note est empruntée à VHistoire du séminaire de Besançon, par M. Jagqubnbt, t. I, pp. 424-25, 572-73.
compagnée de deux aiglettes d'argent, l'une en chef et l'autre en pointe.
XXXIII. — Claude-Ignace-François-Xavier-Alexis DE Franchet de Rans, évêque de Rhosy.
Né à Besançon le 7 janvier 1722, il entra en 1743 au chapitre métropolitain, obtint, en 1745, la commende du prieuré de Fontaine-lez-Luxeuil , fut choisi comme suffragant par Tarchevêque Cleriadus de Choiseul , nommé par le pape évêque de Rhosy et sacré en cette qualité le 23 mai 1755. Le chapitre métropolitain lui conféra graduellement toutes ses dignités, jusqu'à C/elle de haut-doyen à laquelle il fut élu le 15 juillet 1775. Il avait été pourvu, en 1767, de la commende de l'abbaye de Balerne. Déporté le 12 septembre 1792 pour n'avoir pas adhéré à la constitution civile du clergé, il reçut, après la mort de l'archevêque exilé, une commission apostolique pour administrer le diocèse. Il y rentra dès qu'il en eut la possibilité, et ce fut lui qui reçut, à la tête du clergé, l'archevêque Claude Lecoz, en 1802. L'évêque de Rhosy prit rang dans le nouveau chapitre, d'abord comme chanoine honoraire, puis comme chanoine titulaire. Il mourut à Besançon le 21 février 1810, dans sa 89* année. Ses obsèques eurent lieu le lendemain à l'église métropolitaine : après quoi, sa dépouille mortelle fut conduite à Rans.
Ses armes étaient : d'azur à une tête de cheval d'argent. Devise : libertate non freno.
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