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CHAPITRE VII

Allocution de Mgr Plessis aux membres de son clergé. — Abolition de la fête du sacerdoce. — Difficultés suscitées à Mgr Lartigue dans le district de Montréal. — Consécration d'évôques. — Projet d'union du Haut et du Bas-Canada. — Démarches et lettres de Mgr Plessis contre cette inique mesure. — Lettre à M. Papineau. — Succès des protestations des Canadiens. — Maladie et mort de Mgr Plessis. — Ses funérailles. — Lettre de Lord Dalhousie.

Mgr Plessis profita d'une réunion 'de son clergé venu à la fête du sacerdoce, pour lui faire connaître les décisions qu'avait prises le Souverain Pontife pour l'avantage de l'église du Canada. Après avoir annoncé à ses prêtres la division du diocèse de Québec, il les informa que la fête du sacerdoce ne serait plus célébrée, attendu qu'elle était contraire aux règles de la liturgie romaine. On croyait que la consécration des quatre nouveaux évoques ne tarderait pas à avoir lieu, mais plusieurs raisons forcèrent à la remettre. M. Lartigue attendait un ordre formel du Saint-Siège, d'autant plus que ses confrères sulpiciens lui avaient signifié qu'il ne pouvait pas demeurer au séminaire, après avoir reçu le caractère épiscopal. Enfin Rome parla et l'abbé Lartigue n'hésita plus à se soumettre. Mgr Plessis le consacra, le 21 janvier 1821, dans l'église paroissiale de Montréal, où tous les deux ils avaient reçu le baptême, fait leur première communion et préludé aux augustes fonctions du sacerdoce en remplissant Tiffice desimpies enfants de chœur.

Après son retour à Québec, Mgr Plessis informa officiellement les fidèles du district de Montréal, que Mgr Lartigue allait exercer parmi eux la charge d'évêque suffragant et auxiliaire.

« Le vingt-un du mois dernier, annonçait-il dans son mandement do 20 février 1821, nous donnâmes la consécration épiscopale à Mgr Jean-Jacques Lartigue, titulaire de Telmesse. Il aurait été plus flatteur pour nous de le consacrer sous un titre qui exprimât directement les rapports que vous aurez désormais avec lui. La chose n'a dépendu ni de nous ni du Saint-Siège, qui a été aussi loin que les circonstances le

permettaient, en le proposant au gouvernement spirituel

de la cité et du district de Montréal, en qualité de notre auxiliaire, suffragant et vicaire général. Nous nous conformons donc aux intentions du Souverain Pontife, en vous signifiant parle présent mandement, que vous devez à l'avenir rendre à Mgr l'évoque de Telrnesse, dans toutes les églises du district de Montréal, les mômes honneurs que vous nous rendriez à nous-même si nous étions sur les lieux, et l'y considérer comme spécialement et généralement chargé des fonctions épiscopales. Ainsi c'est notre intention positive que vous recourriez désormais à lui, dans tous les cas où vous recouriez ci-devant à nous, sauf à lui de nous référer les affaires qu'il estimerait ne pouvoir terminer par luimême, i

Cependant les difficultés annoncées comme devant naître de la position douteuse dans laquelle se trouvait l'évoque de Telmesse, ne tardèrent pas à apparaître dans toute leur étendue. Après s'être vu refuser l'hospitalité du séminaire sur laquelle il avait compté, il se vit persécuté jusque dans

l'église, où on voulait régler les honneurs qui lui étaient dûs et lui refuser le trône épiseopal. On en vint à attaquer le mandement de Mgr Piessis, qui, suivant certains écrivains, ne pouvait transmettre a un autre les honneurs appartenant à l'ordinaire. Pendant deux ou trois ans, les journaux de Montréal furent remplis de correspondances dans lesquelles les autorités ecclésiastiques n'étaient pas toujours ménagées. M. Ghaboillez, curé de Longueuil, fut le champion le plus hardi de tous les mécontents. Il publia des brochures pour protester de toutes ses forces contre l'exercice des pouvoirs épiscopaux de Mgr Lartigue dans le district de Montréal. « Nous concluons, dit-il, (a) que la prétendue érection du district de Montréal en district épiseopal, dans la première acception du mot, est contraire aux lois canoniques, à l'ordre établi légalement dans le diocèse, et que les parties intéressées ont droit de ne pas la reconnaître ; qu'il est même de leur intérêt de s'y opposer par tous moyens que de droit. »

«Le district de Montréal, ajoute-t-il, étant compris dans le diocèse de Québec, ne peut être démembré de l'évêché de Québec dont il dépend, pour être érigé en nouvel évêché, sans que les formalités prescrites par les canons et les lois ecclésiastiques de France aient été observées. Car nous posons en principe, et nous espérons qu'on nous ne le contestera pas, que le diocèse doit être régi par le droit canonique, tel. qu'il était reçu dans le pays, avant la conquête. Or, il s'agit d'examiner si ces formalités ont été observées ; nous nous contenterons d'indiquer les principales.

(«) Questions sur le gouvernement ecclésiastique du district de Montréal, 1823, chez Turnor, p. 17.

MGR PLKSS1S f)17

i première est que cotte érection soit faite par une bulle du Pape, et que le consentement du souverain y soit exprimé.» . «lit M S. Pagnuelo, (a) suivant M. Ghaboillez, le droit de la France, donl le souverain se déclarait protecteur tholique, et il devait en être ainsi sous la couronne anglaise, qui non seulement n'entretenait aucune relation avec la cour de Rome, mais considérait le Pape comme

L'Antéchrist M. Ghaboillez exigeait l°le consentement de

la couronne anglaise; 2° celui du peuple et de toutes les personnes intéressées, donné dans une enquête de commodo et incommodo. »

D'après ce grand théologien, le Saint-Père n'avait pas le droit de déroger aux lois de l'Eglise pour ce qui regardait les affaires du Canada; le juge suprême n'était plus le Pape. mais M. Ghaboillez lui-même, ou tout intéressé dans la cause. Parmi es intéressés, dont le Souverain Pontife aurait dû solliciter humblement la permission, figuraient d'après lui, les prêtres de Saint-Sulpice, les marguilliers de la paroisse de Montréal, les curés des paroisses établies légalement et enfin les fidèles des mêmes paroisses. Les formalités n'ayant pas été observées « le clergé et les fidèles ont droit, de se prévaloir de cette omission pour protester de nullité contre tout ce qui pourrait avoir été fait à cet égard. » (b)

% M. Gadieux, curé des Trois- Rivières, et M. P. H. Bédard,

icatde Montréal, répondirent victorieusement aux Questions

du curé de Longueuil. Le premier fit surtout ressortir les

les dangers des doctrines qu'il combattait : il

ir l;i Liberté religieuse on Canada, irochure '!<• Vf. Chaboillez.

signala les flatteries à l'adresse du gouvernement et les insinuations perfides contre le Pape et l'évoque. » (6)

M. Chaboillez revint à la charge en 1824 et fut secondé par M. Pigeon, curé de Saint-Philippe, qui écrivit aussi dans les journaux et dans des brochures pour dire qu'il ne reconnaissait pas l'autorité de MgrLartigue et ne lui rendrait pas les honneurs épiscopaux dans la visite pastorale. Jamais l'on n'avait vu au Canada un pareil mépris de l'autorité du Pape et des évoques. '< Servi et défendu par un homme de talent et de connaissances variées, dit M. Pagnuelo, polémiste redoutable et d'un style entraînant (M. Chaboillez), le gallicanisme comptait sur un succès assuré en faisant appel à toutes les petites faiblesses humaines dans le clergé et dans le peuple, et en invoquant l'autorité du gouvernement politique qui ne pouvait manquer, disait-on, de le soutenir puissamment ! Aussi jamais l'église n'a couru, en ce pays, un aussi grand danger, et sans la mansuétude des deux grands prélats qui la gouvernaient alors, sans l'attachement du clergé rural et des populations à leurs évoques et à Rome, elle était menacée d'un schisme dans le district de Montréal.»

Mgr Plessis était profondément attristé des misères suscitées à Mgr Lartigue ; il lui adressait souvent des lettres d'encouragement et prenait part à son sacrifice. « Je ferai, lui disait-il, passer en cour de Rome mon mandement et me soumettrai au jugement du Saint-Siège. En attendant, ne contestez pas ; mettez les procédés de votre côté. Si on vous pousse, reculez-vous. A défaut du trône, contentez- vous d'un prie-Dieu ; à défaut d'un prie-Dieu, mettez-vous sur te

(h) De la liberté religieuse en Canada.

MGR PI.ESSIS .">!<)

bout d'un banc, ou ce qui serait encore mieux, cessez d'assister à la paroisse qui n'est pas plus cathédrale que toute autre église de la ville ; et adoptez l'église de l'Hôtel-Dieu (a) ou toute autre. »

Dans un important mandement du 5 décembre 1822, Mgr Plessis rendit un compte détaillé des motifs et des résultats de son voyage en Europe, et faisant allusion aux troubles qui régnaient encore dans la ville de Montréal, il ajoutait :

' Nous n'avons pas appris sans une grande affliction que, dans un certain district, l'on avait contesté la juridiction d'un de ces dignes évoques; mais nous osons «ions flatter, d'après l'exposé naïf de nos procédés et des dispositions du Saint-Siège, que des réflexions pins judicieuses rapprocheront les esprits, réuniront les coeurs et combleront nos vœux, pour l'édification de l'Église, l'union de ses membres et leur soumission parfaite aux vues du Souverain Pontife »

Ce mandement n'arrêta pas l'agitation qui était fort grande, mais il eut l'effet d'éclairer les esprits qui n'étaient pas préjugés et qui attendaient des explications pour décider sur le parti à suivre.

Au reste, il n'y avait aucun remède à apporter, aucun moyen de faire revenir le gouvernement anglais sur la décision qu'il avait prise de ne pas permettre l'érection du diocèse de Montréal.

■ Je trouve, écrivait Mgr Poynter à Mgr Plessis, que Mgr

rtigue s'inquiète beaucoup à propos de son titre in parlibus infuldium et croit que les choses iraient mieux s'il portait le titre d'évêque de Montréal. Lord Bathurst y est tellement

Mgr Lartign* louait à l'HAtrl-Dien.

opposé, que si je lui parlais maintenant de cette affaire, je causerais plus de mal que de bien.»

Cette opposition regrettable, favorisée par la mauvaise humeur du Séminaire de Saint-Sulpice et continuée par quelques curés, dura encore bien longtemps, mais ne fut jamais secondée par la masse du clergé, même du district de Montréal. Elle ne réussit qu'à faire du bruit et qu'à produire du scandale, au grand contentement des prolestants, et au grand chagrin des véritables amis de la religion.

Mgr Plessis n'eut pas à gémir sur de semblables désordres dans les autres districts soumis à la juridiction des évoques qui avaient été nommés. Mgr MacDoneil et Mgr MacEachern furent consacrés à Québec, le premier dans la chapelle des Ursulines, le 31 décembre 1820, et le second dans l'église de Saint-Roch,le 17 juin 1821.

Le sacre de Mgr Provencher n'eut lieu que le 12 mai 1822, dans l'église des Trois-Rivières ; Mgr Plessis était assisté des évoques de Salde et de Telmesse.

Vers la fin de l'été 1822, on fut étonné d'apprendre que, dans la chambre des communes, en Angleterre, l'on avait proposé l'union législative du Haut et du Bas-Canada, basée sur l'extinction graduelle des institutions françaises. De toutes les parties du Bas-Canada, s'éleva un concert unanime de réprobation contre une mesure clairement élaborée pour soumettre les catholiques à la tyrannie du fanatisme protestant. MM. Papineau et Neilson furent chargés de présenter au roi et aux deux chambres du parlement impérial, les requêtes qui avaient été dressées contre l'union et qui portaient près de soixante mille signatures. Mgr Plessis déploya toute son énergie auprès du clergé et du peuple pour favo-

MC,n PLESSIS

démarches qui Furent faites à cette occasion, el

vit lui-même de nombreuses lettres à tous ses amis

s pour les prier de conjurer le grave danger dont

lacé. Malade, el retenu à l'Hôpital-Général,

ii ri r à son médecin pour adresser à M. Papineau

une lettre dans laquelle il lui transmit de précieux rensei-

« On ne saurai! écril l'évêque à réminent patriote, donner trop d'éloges à votre dévouement pour votre patrie. [Lest d'autant plus méritoire que vous avez en tête des ennemis puissants qui cherchent à vous fermer toutes les ' qui ont le secret d'amalgamer leurs intérêts avec ceux du gouvernement. Aussi n'osé-je me flatter que vous - auprès des ministres. J'ai dernièremenl écrit à Sir John Sherbrooke, à M. Adam Lymburner et au docteur Poynter. l'évêque catholique de Londres, auquel j'ai transmis une copie du Bill d'union, tel que projeté l'été dernier

par le gouvernement impérial M. Adam Lymburner, qui

meure à Londres peut vous être d'un très bon conseil.

-t un ami de ce pays, où il a passé une partie de sa vie, et vous savez qu'il fut député de la province pour l'obtention

du statut de 1701 »

Pour l'honneur el l'avantage de l'Angleterre, les ministres

flécidèrent à repousser les projets tyran niques des amis de

l'union, du moment qu'ils eurent été éclairés sur les senti-

mts du peuple canadien, et on informa MM. Papineau et

N son que <i la question revenait sur le tapis, on en aver

intéressés, afin qu'ils pussent défendre leur

cause devant le parlement britannique.

Les inquiétudes causées à Mgr Plessis par cette dernière difficulté, ainsi que par les affaires du district de Montréal, contribuèrent pour beaucoup à aggraver les infirmités dont il souffrait depuis son retour d'Europe. Le travail, les veilles, les longs voyages, une dernière visite faite à Gaspé en 1821, avaient miné ce tempérament naturellement fort et robuste, mais qui n'avait jamais été ménagé. Aussi semblait-il se préparer plus prochainement à la mort dont il s'était toujours occupé, même dans le temps où elle semblait pour lui bien éloignée. Vers cette époque, il en parlait souvent, et il se plaisait à rappeler aux autres qu'elle ne pouvait tarder longtemps. Le prélat était attaqué d'un rhumatisme enflammatoire qui lui donnait peu de repos. De plus, une plaie qu'il s'était faite à la jambe s'était agrandie considérablement et devenait un sujet d'inquiétude pour ses amis. A la fin de 1825, un accès plus grave de sa maladie l'obligea de cesser son travail ordinaire et de retourner à l'Hôpital-Général ; ce fut de là qu'il écrivit à l'éveque de Telmesse, le 29 novembre ; « Voilà la première lettre que j'écris depuis six jours, et il a fallu m'y reprendre à plusieurs fois. »

Maigre l'avis de son médecin, il s'occupait des affaires de l'Eglise. Une de ses dernières pensées fut pour Rome, où la magnifique basilique de Saint-Paul avait été détruite par le feu. Le Souverain Pontife en appela au zèle de tous les fidèles de l'univers pour contribuer à son rétablissement. L'éveque de Québec qui avait une dévotion particulière à saint Paul et qui avait visité avec vénération l'église où l'on honorait l'apôtre des nations, accueillit la demande du Saint- Père avec empressement, et publia une magnifique lettre recommandant une quête en faveur de l'œuvre.

En informant L'évoque de Telmesse de l'appel qu'il venait de faire h la charité de ses diocésains, il lui disait un mot de

lui-môme : «Il n'est pas nécessaire de vous dire que j'ai été assez malade pour donner l'alarme à nos messieurs d'ici, qui ont fait venir Mgr le coadjuteur. Me voilà un peu mieux, sans être bien. »

Le lendemain, dimanche, quatre décembre, il avait entendu la messe dans une des salles et y avait reçu la sainte communion. Vers deux heures de l'après-midi, il conversait avec son médecin et venait de prononcer avec éloge le nom de M. Lefrançois, curé de Saint-Anguslin, lorsque la parole lui manqua subitement. 11 s'affaissa sur lui-même ; le médecin donna l'alarme ; on s'empressa d'accourir ; déjà il n'était plus.

Dans un clin d'oeil, la nouvelle de sa mort fut portée dans tontes les parties de la ville de Québec et accueillie avec la plus profonde douleur.

La première stupeur passée, l'on songea à rendre à l'illustre défunt les honneurs qui lui étaient dûs à si juste titre. Le

. son corps fut transporté à l'église de l'Hôtel-Dieu ; il était accompagné d'une garde d'honneur, du clergé de la ville et des paroisses voisines, et d'une foule immense de fidèles.

I-" lendemain, il fut transféré de l'église de l'Hôtel-Dieu à la cathédrale, au milieu d'un concours empressé de citoyens de tontes les classes et de toutes les dénominations. A la suite du cercueil, marchaient le gouverneur général, lord Dalhousie, les officiers supérieurs de la garnison, les mem-

- du conseil exécutif et du conseil législatif, et les juges de la cour du banc du roi. En vertu d'un ordre général,

tontes les troupes de la garnison, composée des soixante-onze et soixante-dix-neuvième régiments et d'un détachement de l'artillerie royale, assistaient sons les armes ; le canon tirait de minute en minute ; les magasins et les boutiques étaient fermés : rien ne manquait pour prouver que c'était un deuil général. Le service fut chanté par Mgr Panet, accablé encore plus par la douleur que par les années, et M. le grand vicaire Demers prononça l'oraison funèbre.

Le même jour, vers deux heures, le cœur de Mgr Plessis, renfermé dans un vase de cristal de forme cylindrique, fut transporté solennellement de l'Hôpital-Général à l'église de Saint - Roch. Le 14 décembre, un service solennel fut chanté dans la même église par Mgr Panet, et M. Ranvoyzé, curé de Sainte-Anne du Nord, prononça un éloge funèbre de l'illustre défunt.

Mgr Poynter. le cardinal Somalia, préfet de la Propagande et un très grand nombre d'autres distingués personnages écrivirent à Mgr Panet pour témoigner de leur profonde douleur à la nouvelle de la perte irréparable que venait de faire l'église du Canada. Les autorités civiles s'associaient à ces témoignages de regrets universels, et lord Dalhousie voulut les consigner dans une dépêche officielle adressée au successeur du prélat qui venait de mourir.

« Prenant, dit-il, une part sincère dans le deuil général, je me permettrai de vous offrir mes condoléances sur la perte affligeante que nous avons éprouvée par la mort de Mgr Plessis, évoque catholique romain du diocèse de Québei Le peuple de cette province, de toutes les classes de la société, a rendu justice à ses vertus et à son caractère ; l'Église a perdu un prélat, vénérable ; le peuple, un gardien "ferme

et infatigable de ses intérêts spirituels ; le roi a perdu un sujet loyal et fidèle. Gomme le représentant de Sa Majesté en ce lieu, je suis particulièrement heureux de reconnaître

son attention continuelle et ses bons procédés à mon égard : produit cette harmonie qui a existé dans tous nos rapports ; et vous pouvez juger que j'éprouve une sincère douleur avec tout le pays, dans cette triste circonstance.))

« C'est ainsi que l'ont jugé tous ceux qui ont eu l'avantage de le connaître. Parmi les pontifes qui ont gouverné l'église du Canada, il tient avec Mgr de Laval le premier rang, par le zèle, l'esprit d'ordre, la fermeté à maintenir la discipline, le courage à soutenir les intérêts de l'Église contre les grands et les puissants, et le désintéressement le plus complet. » (a)

Mgr Plessis avait consacré six évoques et ordonné cent quatorze prêtres, sans compter ceux à qui il avait conféré le sacerdoce dans la cathédrale de Lyon.

[a) L'abbé Ferhind.

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Mgr PANET

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