SOUS-CLASSE : EVACUATION DE DURÉE INDÉFINIE
Quand on peut retirer de l’estomac, après le jeûne de la nuit, une certaine quantité de liquide, suffisante pour être analysée, le fait peut être accidentel, passager et de mince importance. Il faut lui attribuer une signification pathologique quand il est habituel ou tout au moins fréquent Bien que le liquide extrait à jeun soit le résidu des repas pris la veille et non celui du repas d’épreuve, je dis pour caractériser le trouble de la fonction stomacale que l'évacuation gastrique est d'une durée indéfinie.
En prenant un tel point de départ, on groupe ensemble des cas pathologiques assez disparates qu’il importe de classer. L’estomac ne se vide pas et, cependant, le cycle digestif est toujours achevé; l'organe devrait être vide, au moment des extractions éloignées de l’ingestion alimentaire. Il y a, par conséquent, toujours désharmonie entre les deux cycles, le digestif et l’évacuateur. On en a souvent la preuve en considérant la manière dont se comporte la courbe de
T s 3 ; Fi Mais cette courbe est influencée, dans nombre de
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cas, par le fait de l'évacuation incomplète de l’estomac.
La marche de la variation de concentration, qui est indépendante des réactions chimiques, est, au contraire, toujours significative, et elle indique dans tous les cas une fin de digestion bien avant la décroissance sensible de l’évacuation.
Prenons donc comme base de nos sous-divisions la marche variable de la réaction fermentative. A cet égard nous trouvons les trois types suivants :
a. CYCLE CHIMIQUE UNIQUE DE DURÉE DÉFINIE; DÉCROIS- SANCE ET ÉVACUATION DE DURÉE INDÉFINIE. — (Cette forme est fréquente. Elle se rencontre dans des cas pathologiques très divers.
Le cycle chimique est assez souvent de durée courte, même dans des cas où la réaction est intense.
Elle est telle dans l'exemple représenté figure 30.
D’après la courbe de L elle atteint le maximum vers
la 45° minute, et est déjà en décroissance marquée à la 75° minute. Il existe, cependant, du liquide à jeun, chlorhydrique, bien que la sécrétion stomacale paraisse pauvre.
Dans une analyse unique, pratiquée un autre jour à 60 minutes, on a trouvé V. c. — 0,031, chiffre faible
concordant avec les indications données par -
Dans le cas suivant (fig. 31) le cycle digestif est de
encore sensiblement plus court. A l’acmé de & qui
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o Minutes:
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semble être ici à 30 minutes, la V.c. est déjà tombée à
0,015. On remarquera que cette valeur se relève un peu à 60 minutes. Cette légère anomalie, assez rare, ne se rencontre guère que dans le groupe des faits
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Fig. 31.
actuellement envisagés, groupe qui renferme les graves cas pathologiques où le contenu stomacal est adultéré par des produits morbides. Il s’agit ici d’un cas de cancer.
Dans d’autres faits la digestion paraît être d’une durée assez longue. C’est ce qui a lieu dans le cas représenté figure 6 (p. 130) :.
1. Dans ce cas le repas d’épreuve n’a pas été additionné de sucre.
292 ÉVOLUTIONS DE LA DIGESTION STOMACALE La réaction fermentative est intense et prolongée.
Aussi la courbe de ë forme-t-elle un plateau de
60 à 90 minutes. Mais V. c. est en forte décroissance de 30 à 60 minutes et atteint à ce dernier moment 0,0267 indiquant une digestion très avancée. Cette discordance est la conséquence de l’évacuation incomplète de l’estomac à une époque où la digestion est finie. On remarque, en outre, le relèvement léger de V. c., déjà signalé dans le cas précédent. Ce relèvement a lieu ici à la 420° minute.
Enfin, dans un certain nombre de cas, la digestion marche lentement; elle embrasse un cycle très étendu ; mais enfin elle décroît et, cependant, l'estomac ne se vide pas; il renferme à jeun un liquide d’une constitution chlorée relativement assez forte.
En voici un exemple bien complètement étudié (fig. 32). On remarquera que la V. c. est déjà en forte décroissance alors que la réaction intrastomacale n’a pas encore atteint le point le plus élevé de sa courbe. C'est un fait que nous avons déjà signalé et qui paraît constant dans les digestions lentes.
b. SUPPRESSION PRESQUE COMPLÈTE DE LA DÉCROISSANCE DU CYCLE CHIMIQUE. — Les faits compris dans ce groupe intéressant sont caractérisés par une dissociation du chlore, marchant d’une manière continue et d’une durée indéfinie. Il semble que la réaction digestive soit interminable. Cependant, dans le liquide à jeun, il
y a presque toujours une tendance à la reconstitution
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Fig. 92.
du chlore minéral, indiquant une fin de digestion, et dans les cas où l’on fait le calcul de V. c., la décrois-
sance de cette valeur se produit assez rapidement malgré la continuité de la dissociation du chlore.
Milligr. | Sov
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