LES SAUTS D*OBSTACLES
Ces exercices sont le complément de l'instruction du cavalier; ils demandent de la hardiesse et de la solidité. Il convient de ne s'attaquer que progressivement aux difficultés qu'ils comportent, afln que la confiance du cavalier ne diminue pas à la suite d'accidents et que la franchise du cheval ne soit pas compromise par les hésitations de son maître.
Les obstacles à franchir se rapportent à deux types principaux : i° ceux qui comportent des sauts en hauteur, tels que haies, barrières, murs gazonnés, murs en pierre, banquettes; 2° ceux qui comportent des sauts en largeur, tels que fossés et rivières.
Il est de règle d'aborder les obstacles au galop, à un train modéré pour les sauts en hauteur, à un train un peu allongé pour les sauts en largeur.
Avant de sauter, on ajuste les rênes et on relâche légèrement la bride de façon à faire prédominer Faction du filet, et on se dirige droit sur l'obstacle; au moment de s'élancer, on enveloppe le cheval et on rend la main en la tenant basse. Pendant le saut, on se lie aux mouvements de l'animal, le corps légèrement penché en avant au départ, et en arrière à l'arrivée, sans déplacer les poignets.
Si le cheval hésite en arrivant près de l'obstacle, on prévient ses résistances en le stimulant vigoureusement parla pression des jambes. S'il se dérobe, on le ramène
LES EXERCICES DU C( 3e qu'il se soit décidé à sauter. S'il s'arrête rant l'obstacle, on recule lentement sans tours, et quand on a pris un peu de champ, on l'animal.