‹ Les exercices du corpsChapitre 57 sur 66 · LA BOXE · texte numérisé non relu

LA BOXE

partie du régime a pour but de développer les muscles et d'imprimer plus d*énergie aux fonctions nutritives, ce qui s'obtient par un exercice gradué et une alimentation réparatrice. Enfin, les dispositions morales sont aussi l'objet d'un soin tout particulier; l'homme soumis à l'entraînement est toujours accompagné de son « directeur », qui s'occupe de l'amuser et d'écarter de lui toutes les circonstances de nature à susciter de l'impatience ou de la colère.

Après un entraînement régulier et complet, les membres du boxeur ont augmenté de volume; ses muscles ont acquis de la dureté et sont devenus saillants, élastiques au toucher et doués d'une force de contraction extraordinaire ; son abdomen s'est effacé et la poitrine s*est bombée; la respiration, ample et profonde, est capable de longs efforts; Tépiderme est ferme, lisse, nettoyé de toute éruption. Puis, et c'est ici le signe distinctif et obligatoire du boxeur, sa peau est d'une transparence singulière ; placée devant une bougie allumée, la main doit être diaphane et rosée. L'uniformité de coloration est, d'ailleurs, absolument exigée, parce qu'elle indique une régularité parfaite de la circulation du sang.

Le plus célèbre boxeur des temps modernes fut Tom Sayers, né en Angleterre en 1826, et mort en 1863* Il fut le héros du combat le plus fameux qui ait jamais été livré à coups de poing ; ce combat eut lieu à Famborough le il avril 1860, et les journaux de tons les pays en racontèrent les moindres détails. L'Angleterre Et inscrit avec orgueil cette date dans ses annales. A travers l'Océan était venu, pour disputer aux lies Britanniques la suprématie dans l'art de la boxej

un colosse nommé Tom Sayers, — le « ses compatriotes, — eut lieu. Le monde sieurs semaines ; le de lignes passionnées

et le portrait du vaii^ ,.__ __

lions d'exemplaires. De sept heures et demie h dix heures moins le quart, Heenan et Tom Sayers combattirent et la victoire resta au champion anglais. Après Je duel, Heenan fut emporté, méconnaissable; Tom Sayers, au contraire, avait à peine quelques meurtrissures et le lendemain !de la lutte il se promenait dans Londres. Jamais général vainqueur, jamais roi rentrant dans sa capitale ne fut accueilli comme le petit Tom quand il reparut en public. La foule se pressait sur son passage, les femmes agitaient leur mouchoir, les hommes le portaient en triomphe. Le parlement et le « Royal Exchange », la politique et la banque, la noblesse et le commerce ae cotisèrent et l'on recueillit en quelques jours 75,000 francs, dont le revenu devait être servi au boxeur sa vie durant, et, comme une dotation royale, revenir après lui à ses enfants. Sayers resla sur son glorieux exploit. II mourut, du reste, peu de temps après, et ses obsèques, qui eurent lieule même jour que celles de lordPalmerston, furent marquées par d'incroyables démonstrations de regrets. Trente mille personnes y assistèrent; il y avait moins de monde h celles de lord Palmer^on. EnRn, dans l'un des cimetières de Londres s'éleva un magnifique monument en marbre, portant sur la façade le médaillon du défunt ; une souscription

publique, ouverte par les amis et les admii

Tom Sayers, en avait fait les frais.

LA BOXE ANGIAISE.

Dans la boxe anglaise, on ne se sert que d l'usage des pieds est rigoureusement interdi'

La boxe «Dglaise. — 3° eiercice.

il est défendu de frapper l'adversaire au-des

ceinture.

On pratique la boxe avec des gants de bourrés qui amortissent les coups et les rer fensifs; le boxeur ne doit, du reste, jania qu'il lutte d'adresse et non point de force.

La boxe anglaise repose tout entière sur 1 de cinq mouvements ou exercices.

Preuier exercice. — s.

Je pied droit en avant h du pied gauche, on fiée télé et le corps d'aploml bras gauche demi-ployi l'avant-bras droit vertica leur des yeux. — La g gauche d'après les même

Deuxième exercice. — , ploie le bras droit en re arrière, l'avant-bras prei

tion horizontale et la mam fermée se trouvant & la hauteur des pectoraux ; puis on déploie rapidement le bras et on lance le coup directement en avant, l'épaule droite suivant le mouvement du bras et l'épaule gauche s'effaçant. — Le coup lancé, on reprend immédiatela position de la garde.

Cet exercice s'exécute sur place ou en marchant. Les coups de poing directs du bras gauche se donnent d'après les mêmes principes,

La parade du coup de poing droit se fait par une opposition de l'avant-bras gauche.

Troisième exercice. — Le coup de poing circulaire vertical et direct. — On décrit un cercle vertical d'arrière en avant avec le bras droit, on fléchit ensuite l'avantbras sur le bras, le coude en arriére, le poing à la hauteur des pectoraux et l'épaule droite effacée; cela fait, on déploie vigoureusement le bras en avançant l'épaule droite, on ploie la jambe gauche et on tend la jambe droite. — Le coup de poing décoché, on reprend la position de la garde.

s'exécute de l'un ou de 1 larchant ou en rompant.

ïeucice. — Le coup de poin le bras droit un cercle vert êchit en même temps la ji ambe droite.

ERCiCE. — Le coup de pair coup de poing se donne c en tournant le corps h. droite ou du bra tournant le bras h gauche ; mais ici il f circonspect, parce que l'on n'est pas gard mouvement.

II va sans dire que dans un assaut d« tantôt le bras droit qui attaque et tantôt le il faut, du reste, être aussi attentif & la l'attaque et éviter autant que possible de Le plus souvent, un coup lancé doit être n tant, c'est de le recevoir sur les bras p( absolument inofTensif.

Page 1