‹ Les Facéties de Pogge FlorentinChapitre 127 sur 169 · C0NT · texte numérisé non relu

C0NT

Un chasseur à l'art'ut sous un épais ormeau

Attendait sa proye on silence; Lorsque donnant le bras à la belle Isabeau,

Lisis jiarait, et sous l'arbr.? s avance.

La solitude et la chaleur du jour.

Et mieux encor les conseils de l'amour. Tout à s'arrêter les imite.

Sur la mousse nouvelle ils se laissent tomber.

Ah I qu'il est doux de succomber

Au désir que l'amour excite !

Alors ces fortunés amans I.L'-norant les grands mots, qu'invoqua l'imposture, Le peignent en l'envi leurs tendres sentimens,

Comme le prescrit la nature, Plus d'une fois, dit-on, le chasseur curieux

Vit leur bonheur avec envie.

Et c'est là le sort de la vie :

Au gré de tout le monde est-on jamais heureux.

Cependant la jeune bergère Se sentant agiter d'un scrupule tardif.

Disait d'un ton tendre et naïf. — Qui nourrirait l'enfant, si je devenais mère? —

Va, dit Lisis avec chaleur ; Va, celui qui voit tout en fera son afifaire.

Eh! non parbleu! s'écria le chasseur

J'ai bien assez de ceux dont je suis le père.

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