‹ Les facteurs d'instruments de musique, les luthiers et la facture instrumentale; précis historiqueChapitre 20 sur 84 · ADMISSION, FORMALITÉS · texte numérisé non relu

ADMISSION, FORMALITÉS

logue de la vente A. Sax (1877) mentionne un flageolet en grenadille également marqué à son nom. Remarquons toutefois qu'il ne figure, sur aucune des \

listes de facteurs que nous avons consultées, sous le 1

prénom de Gilles. Une annonce de journal que nous j

reproduirons plus loin, donne son iniiiale et son domicile en 1772 « cour des moines de l'abbaye de Saint-Germain >, puis, à partir de 1775 jusqu'en 1783, nous relevons à la même adresse les nom et prénom de Martin Lot, peut-être fils de Gilles, qui figure ensuite, sans prénom, sur les Tablettes de Renommée de 1785. G. Lot ne s'était pas vainement targué, en mettant au défi ses adversaires, car c'est à lui qu'appartient, nous le prouverons au chapitre suivant, la priorité pour la construction de la clarinette basse, que tous les historiens, français et étrangers, ont attribuée jusqu'ici à l'allemand Gbenser.

Nous avons exposé, d'après des documents officiels et spéciaux aux facteurs d'instruments, les conditions dans lesquelles ils se trouvaient pour l'exercice de iQur profession ; voyons maintenant, d'après les usages communs à tous les corps de métiers, quelle était la situation faite aux maîtres et ouvriers, et à combien de formalités et impôts ils étaient soumis.

Dès le début de sa carrière, le facteur avait à compter avec de nombreuses exigences imposées par ledit de décembre 1 581 . Pour être apprenti, il fallait passer un contrat par devant notaire et le faire enregistrer au greffe de la communauté, en payant les droits d'enregistrement, de cire, de chapelle, de

bienvenue, du garde juré, du clerc, et une imposition annuelle pendant toute la durée de Tapprentissage. Des formalités analogues étaient obligatoires pour passer compagnon ; les aspirants à la mnitrise avaient en sus à acquitter les droits de réception, le droit royal, l'enregistrement de la lettre de maîtrise, les honoraires du doyen, des jurés, du syndic, des maîtres anciens et modernes, de l'huissier, du clerc, procédant à leur réception ; puis le droit d'ouverture de boutique. Parvenu à la maîtrise, il n'était pas encore l'égal de ses collègues ; il lui fallait franchir les grades de maître moderne, puis d'ancien; alors il était apte à être appelé, toujours moyennant finance ou par élection, aux charges de garde, de syndic, de juré, do juré-comptable et de doyen, qui lui permettîiient de prélèvera son tour, des droits et honqraires sur ses confrères.

La loi n'était pas égale pour tous. Les fils de maîtres, dispensés de l'apprentissage et du chefd'œuvre, étaient compagnons de droit et, des compagnons devenaient maîtres sans brevet, par parenté ou par mariage avec des filles de maîtres. De tout lemps, il y eut des privilèges particuliers ; les rois, les princes et princesses accordaient des lettres de maîtrise ; les maîtres et ouvriers attachés à la cour jouissaient de diverses immunités, ainsi que ceux qui habitaient les faubourgs, la galerie du Louvre, le cloître et parvis Notre-Dame, l'enclos de Saint- Denis de la Charlre, de Saint-Germain des Prés, de Saint-Jean de Latran, de Saint-Martin des Champs, du Temple, les hôpitaux, etc. (Encyclopédie niétho-

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