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exécuté pour l'église Sainte-Croix, à Bordeaux où il était établi ; H. Malherbe, faiseur de trompes à Sedan, qui reçut i6o francs pour dix trompes de chasse * ; et le fameux Tywersus, de Nancy, luthier des princes de Lorraine.
Le docteur H. Goutagne a trouvé des traces, dans les archives de la ville de Lyon, d'un certain nombre de luthiers ayant exercé dans cette ville, entre autres du célèbre Gaspard Duiffoproucar, dont le long séjour, de 1 5 5 3 à 1 570, année de sa mort, n'est plus douteux ; il y laissa même un fils nommé Jean, qui était faiseurs de lutzvers 1585, M. Goutagne cite en outre: Nicolas Bontemps, faiseur de monicordions ( 1 506 16); Honoré de Lœnvre, faiseur d'espinettes (i 52 j 45) ; des faiseurs de luths, Benoit Lejenne (i$57), Jehan Helmer, Philippe Flac faisant aussi des guiternes (1568-72); Pierre Le Camus (1573-75). Simon (1568-73); un faiseur de violes : André Vinatte (1568) et Mathelin ou Mathieu delà Noue, fleustier (1523-38); Toussaint Favre et Louis Gentil, faiseur d'instruments et joueur de cornet (1545-52)
Avec Je xvii® siècle, commence à fleurir la lutherie; c'est de cette époque que datent la plupart des merveilleux instruments à cordes; luths, théorbes, etc., qui font l'admiration des visiteurs du musée du Gonservatoire; et pourtant, notre liste de célébrités ne sera pas encore bien grosse, beaucoup de ces char-
* Alb. Jacquot. La musique en Lorraine, Paris, 1883, p. 60. ■ H. Goutagne. G. Duiffoproucar et les luthiers lyonnais du jYt* siècle. Lyon, 1893.
marits spécimens d'un art disparu ne porlant pas de nom d'auteur.
Citons Boissart et Jacques De la Mothe, parties inlervenanles à un contrat du 22 nov. 1606, relatif à 1 acquisition d'une maison à Paris*; Gommé ou Coincu, selon Bruni V luthier à Blois, dont une guitare fut saisie chez le c^® ^e Lowendal; Pierre Le Duc qui habitait rue St-Honoré et avait pour enseigne « Au Duc doré» dont une pochette datée de 1647 figurait dans la collection Loup *, avec un pelil violon, aujourd'hui au Conservatoire, de Jacques Du Mesuil, vérilable bijou artistique dont la table ne mesure que 0'ni;iO% portant la date de 1655 ; Simon Bongars* connu par la basse de viole à 6 cordes également de 165 5 , de
* Mss. sur parchemin (Bibl. du Conservatoire).
* Liste des imtrumenls de musique saisis chez les émigrés et condamnés, et mis en réserve pour la nation par la Commission des arts, depuis son établissement^ publiée en 1891 par M. J. (iallay, sous ce titre : Un inventaire sous la Terreur. (Le Monde musicalf du 15 déc. 1891, a inséré notre compte rendu de cet ouvrage, avec rectifications et détails complémentaires.) Dans son Nouveau Musiciana (p. 145). M. Weckerlin a reproduit un manuscrit de la Bibliothèque du Conservatoire, intitulé : Etat des instruments de musique enlevés du dépôt natirnal, rue Bergère, pour être transférés au Conservatoire établi aux Menus^ ainsi que ceux qui ont été délivrés ailleurs par ordre du Comité d^ins- truction publique et du Ministre, qui corrobore et complète la liste de Bruni
3 Collection d'instruments de musique, Paris, 1888 (Succon de M. Loup). C'est par erreur que A. Vidal a dit que Le Duc avait pour enseigne « au Chat doré »; l'instrument porte au Duc et il est de 1647 et i.on de 1646.
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M. de Bricqueville * ; les Médard de Nancy, sur lesquels M. A. Jagquot n'a donné que des notes très sommaires: François qui, dit-il, vint à Paris, et fit des instruments poui la chapelle de Louis XIV ; Nicolas, son frère, né vers 1605, reçu bourgeois de Nancy en 1658, et Toussaint, fils de ce dernier, né le 5 avril 1622, dont on ne signale aucun instrument. Ajoulons que Ton connaît des étiquettes ainsi conçues : Fransiscus Nédard fecHParisiSy 16.. et 17 10, etd'autres au nom de Nicolas NfÉDARD, 161 5, 1660, enfin, qu*il y a au musée du Conservatoire de Bruxelles, des instruinenls de 1701 et 1770, que nous mentionnerons à leur place, également signés Nicolas Médard, L'ne pochelte de la collection G. Samary *nous révèle un luthier du même nom dontil n'est pas question dans le livre de M. Jagquot : « AntoniusMedaro, Nancy 1666. » Citons encore, Pierre Aubry, marchand d'instruments de musique, d'après VEtal des officif^rs de la maison du Roy. (1652) ; Jean Ghristophle d'Avignon, auteur d'un alto, grand patron (165 5), actuellement au Conservatoire; Nicolas Chéron (1658), probablement le même qui, en 1691, vendait des cordes de Rome (v. plus loin); Jean frère, rue Sainl-Martin, à Paris, qui fit, en 1667, ^^i guitare que possède le B^^ N. de Rothschild ; Jacques Quinot qui nous est connu par une pochette de M. Loup (1670) e; par celle note de RiCHELET (1680) : « ceux qui voudront entrer dans un « détail plus particulier des parties du violon, n'ont
* Catalogue des instruments de musique anciens, etc., 1887-89 . 2 Collection de M. Georges Samary, Paris, 1887,
€ qu'àvoirM.Quinot, l'un des plus habiles etdeshono- € râbles luthiers de Paris» ; François Saraillac à Lyon en 1679, suivant Tétiquette d'une pochette ; Jacques Regnault, auteur d'une pochette à filets d'argent (1682) appartenant à M. Blondin, de Choisy-le- Roy ; Michel GoUichon, dont on a pu voir une basse de viole datée de 1683, à l'exposition rétrospective de 1889 ; Nicolas Bertrand, qui a une basse de viole (1687) et un dessus de viole (170 1), au musée de Bruxelles ; un pardessus de viole (17 14) à celui de Paris (n° 138) et dont une basse de 1720, a fait partie de la vente Savoye * ; Claude Trôvillot de Mirecourt, chez lequel le duc Léopold envoya acheter des violons en 1698.
Les Voboam se sont acquis une telle réputation que longtemps après leur mort, ils étaient encore qualifiés de célèbres. Témoin cet avis du Journal de musique de septembre 1770: «un particulier voudrait se défaire d'une excellente guitare faite à Paris parle célèbre Voboam en 167';, s'adresser chez le sieur Le Clerc, luthier aux Quinze Vingts. » D'ailleurs.on a pu en juger par la guitare (i688)avec incrustations en ivoire de la collection Loup , par la mandoline du musée de Gluny, indiquée par erreur sur le catalogue, comme étant d'Alexandre Roboam, (1682), et par celles en érable, qui sont au Conservatoire. La guitare indiquée par Bruni comme étant « d'Alexandre Vogennt le jeune, 1673 » est sans aucun doute de
^Catalogue des instruments de musique, etc., composant la collection de M. Savoye, 1882.
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VoBOAM ; il y a évidemment là un lapsus du copiste. D'après le Livre corri'/fode contenant les adresses de la ville de Paris, publié par Abraham du Pradel en 1692, Alexandre Voboam, établi rue des Assis, faisait les castagnettes en perfection. Il y a dans la collection de Bricqueville, une guitare à 5 cordes doubles de ce luthier, datée de 1676, et le duc F. d'Esté en possède une autre de 1699. De Jean Voboam, dont il n'a pas encore été question dans les ouvrages sur la lutherie, le Conservatoire de musi que possède deux magnifiques guitares de 1676 et 1687 ; cette dernière, en écaille, est renfermée dans un étui aux armes, croit-on, de M '* de Nantes, fille de Louis XIV. Enfin, le Conservatoire des Arts et métiers possède une basse de viole dont l'étiquette manuscrito porto seulement f Voboam 1730 ». M. G. Hart * après A. Vidal et autres, ne mentionne qu'un seul Voboam et il donne pour dates d'exercice : 1700-1735 ; on voit par les renseignements ci-dessus, qu'il y eut deux luthiers de ce nom et qu'ils travaillèrent plus de :25 ans avant l'époque indiquée.
Jean Hnrel «faiseur d'instruments pour la musique du Roy 9 nous est révélé par le 1" volume de Pièees aune et deux violes, de Marais, imprimé en 1686. J.HuRELétaitalors domicilié rue des Arcis, « à l'image de Saint-Pierre > ; de 1689 à 1717, nous le trouvons « rue Saint-Martin », proche la fontaine Maubué. Ce luthier est cité par Sauveur pour un des plus habiles. (Mém. de VAcad, des sciences 1701).
* G. Hart. Le Violony ses luthiers célèbres, Paris, 1886.
Cest aussi par des instruments que le nom de quelques facteurs d'épinettes et de clavecins de cette époque, nous est venu. Il existe au Conservatoire une épinelle de Richard, rue du Paon prèsSt-Nicolasdep-Champs en 1623 (n° po), une outre épinette, due à Philippe Denis y est également, elle date de 1672 (n® 322). Ph Denis étuil frère de Jean Denis, organiste de Sl-Barthélemy et aussi facteur ; en 1650, il remit à neuf le clavecin de la duchesse de Lorraine et publia, la même année chez Billard, un Traité de Vuccord de respinette. Les Affiches annonces de 1754, donnaient avis de la vente d'un clavecin fait par un nommé Louis Denis, probablement parent de ces derniers.
Faby est connu par un clavecin datant de 1677, appartenant au Conservatoire, de même que Nicolas Dumont, premier auteur du ravalement, Test par un semblable instrument portant la date de 1697. C'est aussi par un clavecin de 1679 que possède le Gonser vatoire de Bruxelles, que le nom de Vincent Tibaut, de Toulouse, nous est parvenu.
Si l'on s'en rapportait entièrement à ce qu'écrivait J. LvORET dans la Muze historique (5 avril 1661 et 1 1 mars 1O62), il faudrait compter Raizin de Troyes, au nombre des facteurs d'épinettes, et non parmi les moins ingénieux, puisqu'il présenta au public un instrument auquel il suffisait de commander, pour qu'il fit entendre aussitôt l'air qu'on lui demandait :
Quand on luy dit < dame épinette, t Jouez un peu, la Boivinette,