C. 44 Paris, 15 juin
Lettre de M. Becotte (?) à M. de Bacquencourt.
« Il lui envoie les deux nouveaux mémoires du S"" de Villehaut « qui viennent de lui être remis par le directeur général, qui le prie « de s'assurer encore de l'état de cette manufacture en faisant con- « naître ce qu'il pense et ce que le gouvernement pourrait faire en « sa faveur, MM. les Élus des États n'étant pas revenus sur la sus- « pension de la gratification de 500 livres qui était cependant la « condition à laquelle le Conseil avait promis de continuer pen- « dant trois ans celle de 300 livres sur la caisse du commerce, ce
« que lui avait demandé le directeur général par sa lettre du « 1" février 1778. »
Dijon, 27 octobre 1779
Lettre de M. de Bacquencourt au Directeur général en réponse à sa lettre du 15 juin 1179
« Il est certain, Monsieur (dit-il), que les verreries et les fayan- « ceries dont il s'agit, sont toujours en pleine activité. On m'assure « qu'il y a actuellement 34 ouvriers dans la verrerie, et 51 dans la « layancerie, ce qui fait en tout 85. 11 s'en trouvait 90 lors de la der- « nière lettre que j'eus l'honneur de vous écrire à ce sujet; ainsi, « la différence est peu considérable. Ces deux manufactures sont « d'autant plus difficiles à entretenir, qu'on est obligé de se servir « de bois pour les alimenter, n'y ayant point de mines de charbon « de terre dans les environs. II est également certain, comme je « l'ai observé dans plusieurs de mes lettres, que ces deux manu- « factures sont utiles, et qu'il importe de les soutenir. Ainsi je crois, « Monsieur, qu'il est très à propos que vous réalisiez la promesse « que vous aviez faite de rétablir le secours de 3()0 livres pendant « trois ans, quoique M" les Elus ne veuillent pas continuer celui « de 500 livres. Cet abandon de M" les Élus devient même un « motif de plus pour que le Conseil fasse quelque chose en faveur « de M. de Villehaut, qui le mérite d'ailleurs, tant par ses anciens « services militaires, que par l'emploi de ses talents ù un établisse- « ment avantageux au canton où il l'a formé, et dont par malheur « le bénéfice n'a pas répondu jusqu'à présent aux dépenses qu'il y « a faites ».