SÉANCE DU 12 JANVIER
ment séparés, à la base du cotylédon, se montrent de plus en plus rapprochés.
Dès que la région médiane du cotylédon n’est plus occupée ni par le canal sécréteur, ni par les vaisseaux alternes, ces deux groupes criblés se trouvent réunis l'un à l’autre sur la liifne médiane, et en dedans d eux se différencient les premiers vaisseaux qui appartiennent à la formation superposée.
Les premiers vaisseaux qui sont apparus aux différents niveaux que nous venons de considérer n’ont pas partout la même durée.
Ainsi, dans cette portion distale du cotylédon,
les
premiers vaisseaux
Fig. 3.
précédent
diaires.
sylvestris. État plus âgé que le (fig. 2), xi, vaisseaux intermé-
sont résorbés et disparaissent très rapidement.
Ils sont suppléés par d’autres vaisseaux également superposés qui se différencient aux dépens des formations secondaires.
Il en résulte que le
svstème vasculaire
plus représenté là, qi le cotylédon est épanoui, que par des vaisseaux d’origine sc daire.
y ? ^ premiers vaisseaux sont résorbés
et disparaissent aussi très rapidement. D’abord, ce sont les vaisseaux alternes qui disparaissent (fig. 4), puis les vaisseaux intermédiaires {xi, fig. 4) et, ainsi de suite.
Dans 1 hypocotyle, la résorption et la disparition des premiers vaisseaux se fait de la même manière que dans le cotylédon, mais avec une lenteur plus grande et d autant plus grande qu’on 1 observe à un niveau plus inférieur. C’est pourquoi l’on peut constater longtemps, dans 1 hypocotyle, la présence des forma-
G. CHAUVKAUD.
FAITS ONTOGÉÎNIQUES ET HYPOTHÈSES PHYTONISTES. 9
tions primitives, tandis que dans le cotylédon ces formations ont disparu et seules les formations superposées subsistent.
Et ce sont ces dernières formations que les Phytonistes regardent comme primitives et qu’ils prennent pour point de départ de l’évolution vasculaire.
Or, ces formations non seulement ne sont pas pri¬
mitives, mais elles ne doivent même pas être appelées primaires, puisqu’elles ne comprennent que des vaisseaux d’origine secondaire.
Ce que nous venons de dire du cotylédon s’applique aux cotylédons situés en face de chacun des faisceaux vasculaires primitifs.
Mais notre plante offre six
ny
Fig. 4. — P. sylvestris. Fiat plus Agé que le précédent (fig. 3), xs. vaisseaux super-
— Les vaisseaux alternes ont dis¬
poses. —
paru et il ne reste que des vestiges (ri) des vaisseaux intermédiaires.
cotylédons. Comme a que trois faisceaux vasculaires primitifs et que chacun d’eux est continué dans le cotylédon qui lui correspond, il en résulte que les
trois autres cotylédons, qui sont intercalés entre les précédents, ne sauraient présenter la même structure.
Pour nous en convaincre, revenons au sommet de 1 hypocotyle. Nous avons dit déjà qu’à ce niveau l’accélération est très grande. Elle est telle que chez des plantules excessivement jeunes, on voit se former des cloisonnements secondaires en dedans de chacun des faisceaux criblés primitifs. Puis, en dedans de ces cloisonnements, se montrent les premiers vaisseaux qui correspondent à la formation superposée.
Sur une coupe transversale de la hase du cotylédon intercalaire situé en face de ces cloisonnements, nous trouvons, au début, un groupe criblé unique qui est la continuation directe de la portion médiane du faisceau criblé primitif. En dedans de ce groupe criblé, se montrent les cloisonnements secondaires