SCÈNE XIL
PIERRE
Ah î ah ! Ça ne se peut.
DENISE
Vraiment, ce serait beau :
Le soleil est couché.
PIERRE
Voici votre chapeau.
M. DE GERNY, exaspéré.
Je veux de la lumière ou je vais sur ta tête. . . .
PIERRE
Ah î ne vous fâchez point, ce serait malhonnête.
DENISE
Nos ordres sont formels.
PIERRE
C'est le mot.
DENISE
Absolus.
PIERRE
Oui, dès que la nuit vient, bonsoir.
M. DE CERNY
Je n'y tiens plus !
C'est que monsieur vivant séparé de sa femme, S'il reste ici la nuit, il compromet Madame.
PIERRE
Voila.
M. DE CERNY
Bien. J'irai lire ailleurs.
(11 prend son chapeau et sort.) DENISE, riant.
Ah! ah!
PIERRE, de même.
Ah ! ah !
Madame Lépinel va rire de cela.
DENISE
Je cours lui raconter comment je me comporte, Et que nous avons mis notre maître à la porte.
(Elle rentre chez Hélène, Pierre sort par le fond.)
Nota. Au théâtre on abrège la scène de cettejnanière :
M. DE CERNY
Vile de la lumière !
DENISE
» Eh ! quoi ! Monsieur, chez nous ?
M. DE CERNY
Allons!
Mais...
M. DE CERNY
Pas un mot.
DENISE
Et que dirait Madame?
( 11 la regarde. ) C'est que Monsieur vivant séparé de sa femme...
M. DE CERNY
Ah ! j'oubliais. — C'est bien.
(11 sort.) DENISE.
Ah ! ah !
PIERRE
Ah! ah!
DENISE
Ah! ah!
PIERRE
Madame Lépinet va rire, etc., etc.