I:i-G1T JAQIOT
marlre, elle déccaivrit la tombe abandonnée de Jaquot, lut ces mots dessus : Concession à perpétuité, en conclut que son mort ne serait jamais dérangé là et qu'il y ferait un bon somme. Yous savez le reste maintenant.
Dès le lendemain Mme de Castel-Mouillé présida, elle-même, à la toilette du monument qu'elle devait à la munificence des héritiers Jaquot. Elle amena des jardiniers qui dessinèrent un parterre, tout autour, sur la terre déblayée. Elle eut grand soin qu'on n'y laissât pas un seul brin de persil, mais y fit planter des roses, des géraniums et des bruyères en massifs ingénieux et symboliques. La pierre du mausolée fut soigneusement grattée et devint resplendissante comme un marbre, dans les cafés biens tenus. Puis la baronne revint tous les jours suivants, à la même heure, passer des heures entières à se souvenir î
Bientôt feu Jaquot, qu'elle n'avait pourtant jamais connu, mais dont elle lisait le nom sans cesse, s'identifia pour elle avec les mânes de son kakatoès. Il lui sembla que ces deux morts ne faisaient
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qu'un : une vraie paire d inséparables. Si bien (ju'elle en vint à trouver absolument inconvenant pour son oiseau le silence de cette tombe sans épigraphe. Elle manda le marbrier, et tous deux rédigèrent ensemble une inscription qui fut immédiatement tracée au-dessous du nom de Jaquot, cl que voici dans son affectueuse simplicité :