LOHENGRIN
Cl Albert Mockel.
Tandis que les liérauts déferlent avec faste L'écarlate splendeur des étendards du roi, Le peuple des seigneurs, en somptueux arroi. S'écrase autpur du clos que le soleil dévaste.
Au bord du fleuve en plenrs s'éplore Eisa la chaste, Espérant un miracle en réponse à sa foi ; Mais le houleux tumulte insulte à son effroi, Et les trompettes d'or hurlent vers le ciel vaste.
Soudain silence, et la terreur dans tous les 3^eux : Car, comme un songe issu des ondes et des cieux, Voici, mû vers la grève au gré d'une bourrasque
Par la nage et le vol de son Cygne idéal, Surgir, sous la clarté que réfracte son casque, Lohengrin, le héros grave du Saint-Graal.
PARSIFAI,
à Gaston Dubedal.
" Gloire au fol Parsifal, gardien du Saint-Graal Et roi de Monsalvat ! Trois fois gloire et victoire ! „ Et lent, l'alleluia tonne par l'oratoire Dans un sonore essor vers le trône idéal.
Prosterné sur le sol de marbre, Parsifal Adore en haubert d'or, héros vierge d'histoire, Le rubis qui rutile — ô signe expiatoire ! — Par les pâles parois du Vase de cristal.
Du dôme où dorment des échos d'orgue et de psaumes Une colombe, en les halos des hauts royaumes, Tombe, le vol ouvert sur le heaume du roi.
L'ombre. Mais un vitrail empourpre les étoles Des chevaliers fléchis en foule sous l'eJBfroi. Et, ô ce son de cithares et de citoles !