‹ Les fastes: Thyrses, Sceptres, TorchesChapitre 20 sur 27 · VILLANELLE · texte numérisé non relu

VILLANELLE

à Clnrcnce Me Ilvaine.

Sur le seuil de basalte et d'or du mausolée,

Les tourtereaux, perlant leurs doux roucoulements,

Pleurent, aurore et soir, leur maîtresse en allée.

Les lys, l'iris d'azur et la rose azalée

Emmêlent leurs parfums en légers tournoiements

Sur le seuil de basalte et d'or du mausolée.

Le vent murmure en mal d'amour par la vallée Où les femmes en deuil, au son des instruments, Pleurent, aurore et soir, leur maîtresse en allée.

Un page au bleu camail, de sa voix désolée, Chante à l'âme des morts des ballades d'amants Sur le seuil de basalte et d'or du mausolée.

Et c'est partout, par la contrée inconsolée.

Des glas en les beffrois dont les sonneurs déments

Pleurent, aurore et soir, leur maîtresse en allée.

Car le E.oi roux bataille en la rouge mêlée, Et ne reviendra plus, prosternant ses tourments Sur le seuil de basalte et d'or du mausolée. Pleurer, aurore et soir, sa maîtresse en allée.

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