‹ Les fastes: Thyrses, Sceptres, TorchesChapitre 7 sur 27 · NOCTURNE · texte numérisé non relu

NOCTURNE

Les ramiers assoupis sur les balustres d'or Le long de l'eau lunaire des lagunes

S'essorent au murmure ému du vent des dunes Vers les lointains d'un fabuleux décor.

Aux balcons des palais enguirlandés de lustres

Un friselis frileux de falbalas, Et voilà s'effeuiller par touffes les lilas

Sur les remous des profondeurs palustres.

Les gondoles d'amour, lourdes pour ce soir-là De girandoles et de banderolles,

Trament l'écho mourant des molles barcaroUes Sur un doux air démodé de gala.

Puis lent comme un remords, oli ! si lent, le silence Sur l'eau lasse où s'éplorent les lilas,

Et l'indolent élan vers les bleus au-delàs

Des souvenirs mi-morts de somnolence.

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