LE MAISTRE, GILLE, ISABELLE, LÉANDRE
Isabelle, à Léandre.
Faites bonne contenance seulement et laissez-
moy faire Vous estes bien hardy, mon petit
amy, de m'avoûer que vous m'aimez et que c'est par le ministère de Gille que vous vous estes introduit chez moy. C'est ainsi que je traite un insolent tel que vous.
{Le Maistre et Gille s'approchent pour battre Léandre. Isabelle les rosse tous deux^ et son amant se sauve sans recevoir un seul coup,)
Le Maistre.
Fort, fort ! sur ce maroufle et sur Gille !... Mais, ma mignonne, prends donc garde où tu frappes ! Je suis tout brisé de coups.
Iî7
Isabelle.
Ah!*vous voilà, mon mignon. Dame! excusez^
c'est la colère qui me transporte, je ne vous voyois
pas.
Le Maistre.
( Je ne t'en veux pas de mal, au contraire^ ma
petite femme. Je te loue fort de t'estre ainsy
vengée ; et je te sçais bon gré du traitement que
tu as fait à ce séducteur.
GiLLE.
Ouy, mais pourquoi me battre, moy ? Si je l'ay fait entrer dans la maison, je n'y ay pas entendu de finesse; c'estoit par Tordre de nostre maistre.
Isabelle.
Oh ! dame! je n'ay pas fait réflexion à tout cela; j'en suis fâchée/ mon amy ; pour t'en consoler, la bourse sera pour toy.
GiLLE.
Grand mercy, nostre maistresse; je ne pense plus aux coups que j'ay reçus.
Le Maistre.
Mais, ma petite femme, et tes envies ?
Isabelle.
Oh ! mon cher petit bouchon^ elles sont passées; ce sont fantaisies ordinaires à notre sexe.
Ls Haistiu.
Ah t que je tmt aizt de le voir ûbj guérie !
RentTOitt et aUons nous r^oâir d'mi li grand
bonbeut.
roi m LA PARAOK.