ACTE r
l'ÉI'OiMiT.
Anatole m'avait fait nionlor beaucoup plus haut que je ne voulais; mais je vous avouerai que cola me gênait fort... Et [iiis, vous, un artiste, vous n'avez pas besoin...
OCTAVE, de même.
Oui, monsieur.
PÉPONET.
Bref, j'aurais désiré ne donner que cinquante mille francs.
OCTAVE
Cinquante, vingt-cinq, rien même, -si vous le voulez!
Comment, rien?... Un Péponet marier sa fille sans dot!... Que dirait le monde? Non, non, cela ne se peut et je ne le voudrais pas!... Tenez, je suis rond... je donne cinquante mille francs à Emmeline, et comme j'ai besoin de mes capitaux, je vous en servirai la rente... Quant à l'oncle Verlillac, comme il est très-riche, il pourra faire davantage... vous donner de l'argent liquide... Mais la dot de ma fille sera hypo Ihéquée sur un immeuble... soyez tranquille!
OCTAVE
Mais je suis bien tramiuille aussi! (avcc amour.) Chère Emme Une!... qu'il me tarde de lui apprendre...
PEPOISET, iiomsuivaiil son idée.
Seulement, nous mettrons cent cinquante mille fiancs sur le contrat?
OCTAVE
Oui, monsieui!... Le contrat I que ce mot est doux!
PÉPONET, (le même.
El puis, par un petit acte fait d'avance, nous nous arrangerons... C'est pour le monde, vous comprenez?
OCTAVE, sans Pecouter.
Parfaitement !
rÉPONET, à part.
Il n'est pas Iracassicr du tout! (uam.) Maintenant, dites-moi un peu, que croyez-vous que vous donne votre oncle?
OCTAVE, qui iicnsc à autre chose.
Tout ce que vous voudrez.
PÉPONET.
Comment! tout ce (jue Je voudrai?
Of.TAVE.
Pardon! vous me demandiez...
40 L!'S FAUX BONSIIO.MMKS
l'ÉPONET.
Ce que l'oncle Vertillac ferait pour vous.
OCTAVE
.Mais, je vous l'ai déjà dit bien des fois^ monsieur, mon oncle et moi nous sommes fâchés.
PÉPONET.
Bail ! je me charge de raccommoder les choses aujourd'hui même.
OCTAVE
Oh! alors...
PÉPONET.
Alors, il faudra bien qu'il délie les cordons de sa bourse Ne vous occupez pas de cela. Laissez-moi faire, je le travaillerai...
OCTAVE
Oh! monsieur, je vous devrai tout! Combien je suis heureux!... Si vous saviez comme j'avais peur !
PÉPONET.
Cher enfant!
OCTAVE
Les mots me manquent pour vous exprimer ma reconnaissance.
PÉPONET.
Moi-même... je suis tout ému...
OCTAVE
Ainsi^ c'est bien convenu?
PÉPONET.
Oui, cinquante mille...
OCTAVE, cnntiniianl suis l'oVniilrr.
Je suis accepté, accepté par vous, et il m'est permis de Taire connaître mon l)onlieur à mademoiselle Emmeline?
PÉPONET.
Allez, mon ami. (lirani sa mmiire.) Fichtre!... mais je ne Si'rai jamais prêt... A tout à l'iieure, mon enfant!
OCTAVE, le conduisanl.
A tout à l'heure, monsieur!
PÉPONET.
Dis ton père!
OCTAVE, dans ;cs bras.
Mon père!