‹ Les faux bonshommesChapitre 31 sur 114 · ACTE 11 S · texte numérisé non relu

ACTE 11 S

LECAnDONEL.

Le douze juillet mille huit cent cinquante-cinq, vous en aurez deux cent mille.

PÉPONET.

Hein?

LECARDONEL.

Suivez-moi bien... Avez-vous des fonds disponibles?

PÉPONET.

Oui.

LECARDONEL.

Une somme ronde?

PÉPONET.

Combien faudrait-il?

LECARDONEL,

Do cinq à six cent mille.

PÉrONET.

Diable! c'est donc une opération grandiose?

LECAHD0NEL.

Il s'agit d'acheter à nous deux dix millions pour douze cent mille francs!

PÉPONET.

Mais...

LECARDONEL.

Cher ami, je suis brutal en alîaires, moi, et je vais droit au but sans me laisser arrêter sur de misérables considéralions bonnes pour les esprits étroits. Vous êtes un homme intelligent, vous me comprendrez.

PÉPONET.

Je suis flatté...

LECARDONEL.

D'ailleiu's, je vous le dis carrément, l'opération que je couve, je ne puis la faire seul; il me faut un associé. Cet associé, ce sera vous; je vous dois donc, à partir de ce moment, une entière franchise, et je commence; mais n'oubliez pas que ce ipie je vais vous dire est tout confidentiel.

PÉPONET.

Je VOUS écoute : il était question d'acheter dix millions pour douze cent mille francs î

LECARDONEL.

Oui, vous connaissez la compagnie de la Lune?

PÉPONET.

Parbleu! nous en parlions...

LECAUDOISEL.

LECAIIDONEL.

83 l.liS FAIX «OASllOlMMLb

LECAUDONEL, se levant,

Jo n'ai rien vendu.

PÉi'ONET.

Bah !

Au contraire.

Vous aciiolez?

Oui.

PÉFONET.

Mais, sac à papier! c'est une affaire désastreuse!

LECAnOONEL.

Allons, vous êtes encore jeune.

l'ÉPONET.

Comment ça?

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