ACTE
nie, elle consent à tout ; il ne reste plus (lu'à fixer le jour de la signature du contrat.
PÉPONET.
Venez dîner, nous déciderons cela en famille.
DL'FOLRÉ.
Bravo! je vais tranquilliser Raoul. Ce pauvre enfant doit être dévoré d'impatience, vous comprenez?... (a part.) Je verrai d'abord à la Maison d'Or.
(il sort.) LECARDONEL. *
Alors, décidément, Anatole épouse votre fille?
PÉPOiNET.
Décidément, et vous vous souvenez de ce que vous m'aviez promis? Il devient votre associé aussitôt après la signature du contrat, et vous lui ferez faire de bonnes affaires aussi, à lui?
LECARDONEL.
Comment donc ! mais certainement. J'y avais renoncé d'abord, parce que tout paraissait rompu entre vous; mais du moment où ça se renoue, du moment qu'il sera votre gendre, je le traiterai... comme vous-même...
PÉPONET.
Ah! merci! merci!
LECARDONEL.
A propos ! vous avez vu Delcroix ?
PÉPONET.
Pas depuis mon arrivée; mais il doit venir aujourd'hui, il paraît qu'il va bien... Ah! ?i j'avais pu prévoir jadis... Anatole, lui, vous, \'ertillac et moi réunis!... quelles affaires !
LECARDONEL.
Ah! j'ai fait préparer le petit acte en question...
PÉPONET.
Pour noire grande opération de la compagnie de la Lune?
LECARDONEL.
Oui.
PÉPONET.
Vous savez qu'il me faut un mois pour réaliser les fonds nécessaires.
• Lecardonel, Péponet.
^ LES FAUX BOiNSHOMMKS
LECARDONEL.
ic ne l'ignoïc pas; mais vous savez aussi commentée fais les afTaircs,* je ne connais que k's actes signés, moi!
l'ÉPONET.
Vous avez raison : quand il n'y a rien d écrit...
LECARDONEL.
Voici rengagement que vous contractez envers moi, ainsi (jue les pouvoirs que vous me donnez pour toucher, en cas d'absence de votre part.
PÉl'ONET.
Ce diable de Locardonel, il n'oublie rien. Ah çà! vous me répondez que l'opération sera l)onne?
LECARDONEL.
Parbleu! est-ce que je la ferais, sans cela?
PÉHONET.
C'est juste.
LECARDONEL.
Nous allons terminer alors.
PÉPONET.
Tout de suite.
LECARDONEL.
Bon ! je connais une personne qui nous fera les avances, et nous rembourserons dès que nous aurons touché. De cette façon, nous gardons l'affaire pour nous seuls, et avant un an, vous avez réalisé vos cinq millions.
PÉPONET.
J'y compte bien ! Si vous voulez passer dans mon cabinet...
LECARDONEL.
Volontiers.
PÉPONET, sonuant.
Seulement, vous permettez? (a G.imain qui païau. ) Vous me préviendrez dès que monsieur Edgard arrivera.
(Ci'iniain sort.) LECARDONEL.
Edgard, dites-vous?
PÉPONET.
Oui, Bassecourt, que j'ai rencontré, m'a promis de le déterrer.
LECARDONEL.
Pourquoi donc faire ?
PÉPONET.
Ahî j'ai à lui parler, je..*
ACTK m 99
BASSECOURT, au ilcliors.
Venez donc, venez.
PÉPONET.
Eh mais. Dieu me pardonné, je crois que je l'entends!... Pardon, mon ami, une minute seulement, et je suis à vous.
(il va au-devaal des nouveaux venus.)