‹ Les faux bonshommesChapitre 74 sur 114 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

OCTAVE

Madame Chabanel?

pi;pûm;t.

Mais, sac à papier, ce n'est pas inadainc Chabanel que vov.s voulez épouser!

OCTAVE

Ail! mille pardons! J'ai tant d'aflaires!... Mais, maintenani, je suis tout à vous. Non, il est deux heures et demie, je reviendrai.

PÉPONKT. *

Quel homme!

Ou bien alors, dépèchons-nous. Voyons, mon oncle, terminez l'affaire; moi, pendant ce temps, je ferai mon courrier, (a P(>poiioi,) Vous permettez...

PÉPONET.

Comment donc!

OCTAVE

Allez, mon oncle! (U se met .i écrire.)

VERTILLAC, remellant un g.iiit.

Monsieur ! monsieur Octave Delcroix, mon neveu, ici présent, devient mon associé dans toutes mes opérations, de qurlquc nature qu'elles soient; de plus, je lui assure, hic et mine, un capital approximatif pour le cas où des circonstances impiévues m'obligeraient à me défaire de ma charge... De plus encore, à l'ouverture de ma succession, si ledit Oclave Delcroix peut prouver qu'il existe, ainsi que l'exige sagement l'article 725 du Code civil, ledit Octave Delcroix entrera en possession de tous mes biens meubles ou immeubles, fonds de terre, bâtiments, moulins à vent ou à eau, récoltes pendantes ou fruits recueillis, coupes de bois, taillis ou futaie.^, et enfin de tous les fruits généralement quelconques, industriels ou civils, tels que loyers de maison, arrérages de rentes, prix de baux à ferme, etc., etc., faisant partie de mes biens; lesquels biens devront êlre complètement liquides et sans hypothèques, légales, judiciainis et conventionnelles, et ceci posé, j'ai l'honneur de vous demander la main de mademoiselle Emmeline Péponet pour mon neveu, monsieur O.lavo Delcroix, ci-dessus énoncé.

* Octave, Verlillac, Péponet.

:l(î l.i:S FAUX nONSlIOiMMES

M:C.\UD0.NEI., niii viom iK' païuiue an loiul, À ii.irt.

Comment !

Cr ivoz bien, mon cher Vcrlillac...

OCTAVE, qui a fini d'écrire.

Ça ne vous va pas ?

PÉPONET. /

Je suis bien loin do vouloir dire...

OCTAVE

Alors ça vous va?... Très-bien! nous reviendrons. Adieu, clior monsieur... Ah ! je vais passer chez mon notaire, il lédipeia un petit projet d'acte, et nous pourrons signer cela entre li's deux Bourses.

LECARDONEL, a Pt'ponct.

Mais Anatole?

PÉPONET.

J'y pense! j'y pense I...

OCTAVE, qui a remis son chapeau.

Venez, mon oncle, venez, j'ai là ma voiture.

VERTILLAC.

Pi' ponet, j'ai bien l'honn...

OCTAVE, renlrainant.

Venez, venez!... (a pcponei.) A tantôt!

(ils sortent.)

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