ACTE III
BASSECOUUT.
Non! parce qu'on peut être grand joueur, perdre sa fortune et rester honnête homme au miUeu de (oui, mais il tuiil pour cela demeurer toujours maître de soi.
ANATOLE
Et monsieur Raoul...
BASSECOURT.
Oh! lui! c'est un grand malheur, mais il perd la lète, il devient fou... et pour réparer ses pertes, je crois qu'il ne reculerait devant rien.
PÉPONET.
Vraiment !
BASSECOURT.
Il en serait fâché après, j'en suis sûr; mais le mal serait fait. -Et je vous demande un peu comme ce serait agréable,
PÉPONET.
Parbleu !
BASSECOURT.
Non, voyez-vous, il n'y a rien de plus fatal que cette passion-là! Ainsi, avec un ivro.;ne, un libertin, un... tout ce que vous voudrez, il y a de la ressource; avec un joueur il n'y en a pas!... Eh bien! Raoul est joueur, et c'est un (rès-giand malheur, parce que, je le répète, c'est un jeune hommi' charmant!
PÉPONET, lui serrant la main.
Merci, mon ami, merci !
ANATOLE, dr même.
Merci, monsieur.
'bassecourt.
Charmant tout à fait! vous voyez donc bien que vous ne sauriez lui retirer votre parole.
PÉPONET.
.Non... presque pas !...
BASSECOURT.
Ah çà! mais pardon, vous ne m'avez donc pas compris?
PÉPONET.
Si, si, parfaitement.
GERMAIN, annonçant.
Messieurs et madame Uufouré !
PÉPONET.
Un joueur!... ah! sac à papier!
12i Li:S FAUX r.ONSlIOMMKS