MARIANE, NICOLAS
NICOLAS
Nom d'un nom quel tracas! quel ennui ! quel supplice ! J'en mourrai, c'est bien sûr.
MARIANE
Dis moi donc, Nicolas, D'où vient cette fureur?
NICOLAS
Ah ! ne m'en parle pas !
Il faut y mettre un terme ou j'en perdrai la tête ! Me surmener ainsi, cela n'est pas honnête !
MARIANE
Mais de quoi s'agit-ii?
NICOLAS
Je suis brisé, rendu !
MARIANE
Quelque chose t'agace?
NICOLAS
inté, morfondu !
A peine ai-je le temps de manger une croûte : Du matin jusqu'au soir, toujours, toujours en route ! Je m'essouffle à courir, el ne fais plus qu'un rond, Servant de messager d'ici chez le baron. C'esl à n'y plus tenir!... Depuis que cela dure, J'en ai pris une entorse avec une foulure. Mariane, on me traite ainsi qu'un vrai mulet, Et si j'avais du cœur autant que de mollet, Je les enverrais paître avec leurs paperasses !
MARIANE
C'est cela, l'on se fie à tes instincts bonasses.
NICOLAS
J'en conviens.
MARIANE
Mais pourquoi l'échange quotidien De ces lettres sans nombre ?
NICOLAS
lié. je n'en sais trop rien.
MARIANE
Mais on saisit toujours quelque l'ail qui transpire.
NICOLAS
D'après ce qu'on peut voir, les choses sont au pire.