‹ Les faux brillantsChapitre 26 sur 48 · M A RI ANC · texte numérisé non relu

M A RI ANC

Dévoiler tes soupçons.

NICOLAS

Oui, pour que l'on me chass MARIANE

Quand le devoir commande on ne recule pas.

Et s'il faut que je parte... ?

MARIANE

Eh bien, tu partiras.

NICOLAS

Moi, m'en aller !

MARIANE

Sans doute :

NICOLAS

Où faudra-t-il que j'aille?

H ARIANE

Où tu voudras.

NICOLAS

Oui-dà î Pour coucher sur la paille.

En attendant qu'ailleurs je trouve un autre emploi ? Merci bien !

M ARIANE

Seras-tu plus à plaindre que moi ?

NICOLAS

Toi, Maria ne ?

MARIANE

Oui, moi.

Gomment, l'on t'a chassé

M ARIANE

Pas encor, mais j'en suis fortement menacée.

Depuis que du baron les noms sont proclamés,

Ma maîtresse a le cœur et la tète enflammés

Elle ne rêve plus que grandeur, que nobles

Et de ses vieux amis L'intimité la bless

On ne peut rien lui dire, à moins de la flatter.

Sans s'exposer à voir sa colère éclater.

.T'ai cherché, par le jeu d'un honnête artifice,

Tout en disant comme elle, à dompter son caprice :

Mais l'orgueil en son àrae étouffe le bon sens;

Et, moi, je viens d'apprendre à mes propres dépens

Qu'à vouloir corriger les sottises des autres,

Nous risquons fortement d'en commettre des nôtres.

NICOLAS

Tout juste: et le moyen d'éviter cet ennui, C'est de filer son nœud sans s'occuper d'autrui. Mais, à propos, déjà depuis longtemps, mignonne, Tu connais la tendresse où mon cœur s'abandonne, Sans vouloir par un mot me donner quelque espoir!

mariane [riant aux éclats'i Mieux vaut tout ignorer parfois que trop savoir.

Bon ! te voilà toujours avec tes fariboles !

Je ne puis Là-dessus hasarder deux paroles

Que, par des mots badins lancés d'un ton moqueur,

Tu ne fasses rentrer jusqu'au fond de mon cœur

Les tendres sentiments dont sans cesse il déborde !

mariane (souriant) Et cela te déplaît, Nieot ?

NICOLAS

Miséricorde !

Tu me tiens sans pitié toujours sur les tisons : Loin de rien ôclaircir, tout ce que nous disons M'embrouille davantage. s±târrjue je m'explique Un peu, crac ! on dirait qu'une mouche te pique, Et tu files... Mon Dieu ! quelques mots de ta part Pourtant me suffiraient.

MARIANE

Nous y verrons plus tard.

nicolas (d'un ton suppliant) Mariane ! Pourquoi te montrer si cruelle?

dumont (dans la coulisse) Nicolas !

MARIANE

Tiens, voilà le bourgeois qui t'appelle! nicolas (se tournant vers la coulisse) Oui, monsieur!

[Mariant s'échappe de Vautre côté et Nicolas, la regardant aller, ajoute ;) Allons bon ! celle-ci qui s'enfuil !

El l'autre.

dumont (dans la coulisse) Nicolas!

Nicolas (faisant u/n soubresaut)

. . . qui partout me poursuil

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