I-MSI-: Hiver rmolioin
Oui, quel cœur généreux !
Nous ne pouvions parler, nous pleurions tous les deux. Enfin mon noble ami, par un effort suprême, Réussit à reprendre empire sur lui-même, Et, poussant ses élans généreux jusqu'au bout, Il déclara vouloir faire admirer partout, 13e ma francbe amitié l'action bienfaisante.
EMSE
Les nobles sentiments'.
DUMONT
Et, malgré notre entente, Il refusa tout net d'en garder le secret. « Oui, dit-il vivement, je veux être indiscret! « Et mettant de côté le scrupule et la honte, '< Je ferai mes achats, mon cher, à votre compte. » Il voulait révêler, ainsi, dans son éclat, L'excès de mes bontés.
ELISE
Comme il est délicat !
DUMONT Et, moi, j'en- beau tenter mille arguments pour vaincre Son généreux dessein, rien ne put le convaincre. Il me fallut céder, et depuis ce moment Des gens de tous métiers me viennent constamment Solliciter le prix des emplettes princières Qu'à mon compte il leur fait... Bijoutiers et fruitières. Débitants de tabac, marchands de vin, tailleurs, Arrivent essoufflés de partout ... et d'ailleurs.
blisi (tivrr exaltation) Cher papa ! notre soit esl bien digne d'é*nvie '.
DU MONT
Oui vraiment, mon enfant-, et jamais, de ma vie Je n'ai d'aussi bon coeur prodigué mes écus ; J'en aurais sans regret dépensé dix fois plus Pour rineffable honneur de compter pour intime Ce noble personnage, et d'avoir son estime Au point d'être par lui choisi pour bienfaiteur!
ELISE
Oh ! tout cède aux attraits de son air enchanteur.
DUMONT
Chez lui, rien de mesquin ; il hait la petitesse ! Le don, comme l'emprunt, se fait avec largesse En passant par ses mains, témoin ce diamant.
ELISE
Oui, cela doit coûter très cher.
DUMONT
Evidemment.