‹ Les faux brillants [microforme]Chapitre 47 sur 47 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

Les mémes, OSCAR, OCTAVE, MARIANE, NICOLAS, SERGENTS DE VILLE OSCAR (repoussant Trémousset) On ne passe pas!

(Il fait signe à Nicolas d'approcher) NICOLAS (hésitan!) Oh, je suis très excitable, Et par emportement, je peux...

(Il fait un geste menaçant) OSCAR (avec un geste d'impatienee) Va-t'en au diable !

(11 fait signe aux sergents de ville qui entourent Faquino et Trémousset) JEAN BRUNELLE (à Faquino)

Allons, fier descendant des nobles Faquini, Retournez au cachot, votre règne est fini. .

table ; Les sergents ‘de ville, sur un atgne de Jean Brunelle, emmènent Faquino)

‘aquino. et Trémousset. Oscar s'élance vers Cécile qui l'accueille avec em-

os saisit pressement. Dumont paraît ahuri, Elise s'évente affaissée dans un fauteuil.) .

SCENE XIII nt pros- Les mêmes, moins FAQUINO, TREMOUSSET el les SERGENTS DE VILLE, pis les DUMONT (paraissant s'éveiller d'un horrible songe) Li cd Ab! grand Dieu ! quel malheur!

JEAN BRUNELLE (à part) Ilen a pour son compte Des grandeurs d’ici-bas, DUMONT

La ruine et la honte

Pour partage! Ah ! qui donc pourra me secourir !

OSCAR | Moi! | DUMONT |

Vous, Oscar, ici! Vous! |

OSCAR

Oui, pour vous offrir

nt, par .

4 Mon concours empressé dans le trouble où vous êtes.

DUMONT Il est donc ici-bas encor des gens honnètes!

;. VILEE JEAN BRUNELLE Le règne des escrocs, cher oncle, a fait son temps, Et le tour est venu pour les honnètes gens.

DUMONT C’est ma ruine, hélas!

OSCAR Non, je l'ai prévenue.

La police, avertie à temps, est parvenue A s'emparer sans bruit de toutes les valeurs Dont vous aviez chargé ces infâmes voleurs.

DUMONT Quel complot infernal ! mais aussi quelle chance | (avec un gros soupir de soulagement) Je renais à la vie!

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oscaR (prenant Cécile par la main) Et nou: à l'espérance.

DUMONT (à Oscar) Elle est à vous. Que Dieu vous donne le bonheur, Et vous sauve du goût de la fausse grandeur !

ELISE (s’approchant vivement) Et vous ajoutez foi, mon père, à cette histoire !

DUMONT Je cède à l'évidence ; il nous faut bien y croire.

ELISE Est-il possible hélas ! Que vais-je devenir ? DUMONT (avec sollicitude) Pauvre enfant! mon orgueil brise ton avenir !.….

JEAN BRUNELLE Non, non,rien n’est brisé, mais tout peut, au contraire,

S'accommoder à point.

DUMONT

Hein! que voulez-vous faire ?

JEAN BRUNELLE Remplacer Faquino, c’est tout simple. dt DUMONT Comment ?

Epouser Elise !

ELISE

Ah! mon Dieu!

(Eue remonte en s'éventant)

DUMONT Vons!

JEAN BRUNELLE Franchement, Il faut bien l’avouer, j'ai cette fantaisie.

DUMONT Mais. .. pourtant... enfin...

ELISE Ah ! je suis toute saisie!

Cher oncle, je comprends votre hésitation ;

fl vous faut sur mon compte une explication, N'est-ce pas ?

DUMONT Oui, j'admets qu'après...

JEAN BRUNELLE Fort bien, c’est juste |

DUMONT

Mon avanie...

JEAN BRUNELLE | Oui, oui, cela vous tarabnste ? | |

Et vous rend défiant ?...

DUMONT Ma foi...

JEAN BRUNELLE Rassurez-vous, |

Et laissez-moi vous dire. ..

Oui, dites...

JEAN BRUNELLE Entre nous,

Je n'ai jamais atteint mes châteaux dans la lune ;

‘Mais j'ai fait en revanche une honnète fortune.

ELISE (à part) Après tout ce cousin est fort aimable.

DUMONT

Vous disiez avoir tout perdu ?

JEAN BRUNELLE Je me vantais.

DUMONT (étonné) Vous avez des moyens ?

JEAN BRUNELLE Je suis millionnaire; Mon banquier, sur ce point, pourra vous satisfaire.

ELISE à part

YL est tout à fait bien!

| l Je m'étais mal vêtu Pour traquer ces brigands...

DUMONT (cherchant Elise, qui est restée au second plan) 11 Elise ! où donc es-tu ?

‘| Ah !te voilà!

| (attirant par la main\ \] Voyons!

‘1 ELISE (paraissant hésiter ct baissant la vue) | Mon Dieu!

(| DUMONT Point de défaite !

Tiens!

(il leur joint les mains) Voilà, mes enfants! C’est une affaire faite ! (Elise et Jean Brunelle font groupe d'un côté, Cécile et Oscar de l'autre, etse parlent en souriant ; le notaire et Octave conversent ensemble peste au second plan; Nicolas se jette aux genoux de Mariane qui lui CE donne un soufflet en riani.) DUMONT (au publie) û | Ce que c’est que la chance !. .. Oui, c’est quand on le fuit, | Qu’avec acharnement le bonheur nous poursuit !

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