OBSERVATION XIX
Palpilalions nerveuses.
Cri3 33 ans, È
Anlécédenis héréditaires. — Nuls.
Anlécédents personnels. — Pas de maladies dans l'enfance. Crise nerveuse très jeune. Depuis 1$ Ou 20 ans est sujet à des palpitations survenant par crises, principalement après les repas.
Une de ces crises aurait duré 3 mois.
Se plaint de douleurs dans la région précordiale irradiant vers l'épaule, avec des élancements dans les doigts. Douleurs par crises. La marche occasionne des douleurs et des palpitations.
Examen. — L'examen permet de constater qu'il n'ya pas de lésion du cœur ; il n’y a pas non plus de troubles stomacaux : il n'ya pas d’albumine dans les urines, les jambes ne sont pas enflées.
Diagnoslic. — Palpitations nerveuses,
OBSERVATION XX Inlermillences faisant croire à une angine de poitrine. M. de P..., capitaine, âgé de 46 ans.
N'a jamais fumé. En 1879, il a eu un bouton à la verge, mais
Sans accidents syphilitiques. Pourtant le major a ordonné l’iodure
LU de potassium. Pendant plusieurs années, 1l a eu des boutons sans
caractères spécifiques à la tête. On lui a encore ordonné de
l’iodure.
Depuis quelque temps, il se plaint d’étouffements survenant à * l’occasion de la marche. Quelquefois il ressent une sensation angoissante (il se tâtait le pouls à ce moment et était tout surpris de n’en pas sentir la pulsation). Le major consulté lui conseille de
quitter le régiment étant atteint d’une maladie de cœur.
Il vient à ce sujet consulter M. Huchard le 21 septembre
À ce moment le malade ressent de temps en temps une douleu. angoissante dans la région du cœur, accompagnée d'une palpitation en « coup de boutoir ». Mais cette douleur n’est pas accompagnée d’irradiations brachiales etle malade ne peut la faire naître à volonté.
Le facies du malade est un peu rouge. L’appétit est peu régulier, les digestions ne se font pas bien, il y a tantôt de la diarrhée,
tantôt de la constipation.
Le malade a absorbé de la digitale, beaucoup d'iodure sans ? ‘bénéfice aucun pour le cœur, et au détriment de l’estomac.
L’auscultation ne révèle pas de souffles. Les battements du cœur sont un peu faibles. Les faux-pas du cœur sont nombreux. On constate une distension de l'estomac.
M. Huchard porte le diagnostic d'intermittences fonctionnelles sans lésion cardiaque et prescrit un traitement gastrique.
La digitale et l’iodure sont supprimés ; le traitement est de :
Pilules de spartéine et de convallaria.
Cachets de pepsine.
Revient le 14 octobre 1898. Il va beaucoup mieux mais il a
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remarqué que la spartéine augmentait ses crises. [I a cessé et les
accidents ont disparu.
Le pouls est instable : 116 debout, 92 couché.
Les intermittences ont complètement disparu après deux mois
de traitement et sans revenir seulement une fois ni aux grandes
manœuvres ni après avoir mangé. C'est à peine si le malade res-
sent « des coups de griffe » après la digestion au devant du cœur.
Le malide a été revu une troisième fois, les‘ intermittences n’ont:
{ pas reparu, l’amélioration est marquée.