‹ Les faux-monnayeurs, romanChapitre 2 sur 95 · HD C · texte numérisé non relu

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Oui, la date était péremptoire. Pas moyen de. douter : c’est bien de lui, Bernard, qu'il s'agissait. tLa lettre était adressée à sa mère; une lettre (d'amour vieille de dix- -sept ans ; non signée,

— Que signifie cette initiale ? Un V, qui peut aussi bien être un N... Sied-1l d'interroger ma mère?.. Faisons crédit à son bon goût. Libre à moi d'imagi-

‘ner que € ‘est un prince. La belle ayance si ] ‘apprends ; que Je suis le fils d’un croquant !. Ne: pas savoir qui “est son père, c’est ça qui guérit de la peur de lui £ | ressembler. Toute recherche oblige. Ne retenons de ceci que la délivrance. N’approfondissons pas. Aussi

bien j'en ai mon suffisant pour aujourd hui.

Bernard replia la lettre. Elle était de même format que les douze autres du paquet. Une faveur rose les attachait, qu'il n’avait pas eu à dénouer ; qu'il refit glisser pour ceinturer comme auparavant la liasse. Il remit la liasse dans le coffret et le coffret dans le tiroir de la console. Le tiroir n’était pas ouvert ÿil avait livré son secret par en haut. Bernard

- rassujettit les lames disjointes du plafond de bois, que devait recouvrir une lourde plaque d’onyx. Il fit doucement, précautionneusement retomber celleci, replaça par-dessus deux candélabres de cristal et l’encombrante pendule qu’il venait de de à réparer. Le

La pendule sonna quatre coups. Il l’avait remise à l'heure. |

# — Monsieur le juge d'instruction et Monsieur l'avocat son fils ne seront pas de retour avant six heures. J’ai le temps. Il faut que Monsieur le juge,

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