‹ Les Féeries: poésiesChapitre 15 sur 43 · FIANÇAILLES · texte numérisé non relu

FIANÇAILLES

Quatre grands lys poussaient tristes dans un jardin drôle

Où la grand ville dépose les reliefs quotidiens ;

Deux humains étaient là et ne songeaient à rien.

Elle dit : « Nous serions bien mieux au pied d*un saule 1 »

Qpelqu*un sonna du cor. Quand la chanson du cor Et la chanson du saule bercent des cœurs novices L'âme se veut recluse et rentre dans « son corps », Son heureux maître, alors, est mûr pour tous les vices.

DestRuns béants passaient, MflLmt delà Elle reprit plus bas : m Qipaiid nous nous Ils nous emncnefoiity P^ase* Ai^e, Cfaioiëfe. An pays oà fleorissent foiive et le ôtroni m

Lliooune lui défoba quatre haisefs au cou Et les lys secouant leur cœur jaune, approuvèrent ; « l'ahne le son du cor, dit-efle. Êûs-moi des vers I » L'ofgue de barbarie chanta, — m Est-ce pour nous? ■

Et les baisers fusèrent comme ks D'un briquet de paysan et, quand le dernier S'étdgnit, TAmour leur souriait et ses aiks Se recouvraient d'un bd habit vert de douanier.

Mais l*homme, saisissant la longue chevelure,

L'éleva jusqu'à lui et s'en voila la face

Et les amants plongèrent, sans rien voir des azurs.

Au son du cor, de l'orgue et des trains — dans l'espace f

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