L'ON AIME LA CAMPAGNE
UN SPECULATEUR, marchant dans la rosée, un cigare à la bouche.
Quel bois ravissant, élégamment planté, plein d'ombre et de jeux de lumière ! Je le ferai abattre.
Comme on respire ici un air pur!... Une usine serait merveilleusement placée auprès de ce cours d'eau.
Une fabrique de noir animal, peut-être.
Et ce point de vue! ce village dans le fond, tout baigné de vapeurs! ces maisonnettes cramponnées au flanc du coteau! le rose des tuiles et le bleu du ciel.
J'ai rarement trouvé *de site plus pittoresque. Si le nouveau chemin de fer le coupe en deux, ma fortune est faite.
Qu'il est doux de fouler un tapis de mousse !...
186 LES FEMMES QUI FONT DES SCÈNES. UN BOUTON D'OR, a demi écrasé. Aïe! prenez dOllC
garde !
le spéculateur. Excellent terrain d'ailleurs; il faudra que je le fasse étudier.
-Mesurons la distance qu'il y a d'ici à la route, (i;
lire un mètre de sa poche.)
UNE FAUVETTE, à un pinson. — VoyeZ-VOUS Ce qu il
fait ?
le pinson. Il marche, le dos courbé.
le spéculateur. Cinq, six, sept... sept mètres... et vingt-trois centimètres
J'aime la campagne, je l'avoue.
Ce n'est plus qu'à la campagne qu'on peut encore foire des affaires.
IT
UTN MALADE, au seuil d'une étable, tenant une tasse de lait, et se bouchant le nez.
Pouah! —J'aime la canîpagne parce qu'elle me fait du bien; mais attendez que je sois mieux portant, et vous verrez avec quel plaisir je retournerai sur le boulevard.