‹ Les femmes comme elles sontChapitre 39 sur 45 · L-Ë DERNIER SOURIRE · texte numérisé non relu

L-Ë DERNIER SOURIRE

Deux ans après, durant les mascarades, Adolplie,

devenu agent de change, alla seul, incognito, au bal de rOpéra.

11 devait le lendemain se marier avec mademoiselle Marie-Angéline Boucher, fille mineure, d*un blond hasardé, et riche.

Cependant Tivresse de la danse troubla lé cœur d*Âdolplie, si bien qu'il oublia son rôle austère et se jeta à corps perdu dans un galop orageux.

Pour danser le galop, les hardis danseurs s'emparent de la première venue, au dépit des amants naïfs , qui promènent silencieusement leurs maîtresses.

La première venue pour Adolphe fui Anaïs.

— Anaïs !

— Adolphe I

Au même instant, une bourrasque violente sépara les anciens amants, — et ils ne se revirent pas, — et ils ne se reverront plus, — plus jamais !

— Si je lui écrivais I dit le lendemain Anaïs en tendant les bras avec ardeur, comme pour ressaisir une de ces heures enchantées de sa joyeuse insouciance. •

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