‹ Les femmes d'après les auteurs françaisChapitre 131 sur 194 · A. GUYARD · texte numérisé non relu

A. GUYARD

^ Les femmes s'aiment quelquefois; mais ce n'est toujours qu'en attendant les hommes.

® Les femmes s'aiment rarement entre elles : cela est d'une vérité populaire; mais ce qu'on ne sait pas assez, et par conséquent ce qu'il faut dire, c'est qu'avec les hommes elles sont, à tous les âges, amies parfaites. Douées d'une sensibilité exquise, elles passionnent toutes les vertus que l'amitié dans CL!ux-ci ne fait qu'entretenir. Sollicitent-elles pour un ami malheureux, rien ne les rebute; le chemin est-il fermé, elles en frayent aussitôt un autre. En pareille circonstance un homme plaide et argumente : tout autre est leur manière : elles devinent le cœur dont elles ont besoin, l'entourent de séductions, le touchent, le remuent, s'en emparent; et, pour le faire sentir au profit de l'amitié, le pénètrent un instant de leurs propres sentiments. Eprouvent-elles un premier relus, elles reculent, mais c'est pour revenir sur leurs pas et se montrer sous une nouvelle forme; enfin elles triomphent. Saunt-Puosper.

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