‹ Les femmes dans la scienceChapitre 113 sur 193 · MÉRIAN · texte numérisé non relu

MÉRIAN

Voici un extrait de la préface de Mademoiselle Mérian :

(c Dès ma jeunesse, je me suis appliquée à Texamen des insectes, j'ai commencé à Francfort-sur-le-Mein ma patrie, parles vers à soie; ayant ensuite remarqué que les plus beaux papillons, tant ceux qui volent le jour que ceux qui ne volent que la nuit, sorloient des chenilles, je ramassai toutes celles que je trouvai, pour en étudier les transformations.

Pour faire mes observations avec plus d*exactitude, j*abandonnai toute sorle de compagnie et je m*apptiquai au dessin afin de pouvoir peindre ces insectes au naturel Je publiai la première partie in-quarto en 1679 et la seconde en 1683, après les avoir gravés moi-même....

Je passai la mer dans le mois de juin 1699 et je restai dans ce

pays-là (Surinam) jusqu'au mois de juin 1701 J*ai résolu, si le

ciel m'accorde la vie et la santé, d'ajouter aux observations que j'ai faites en Allemagne, celles que j'ai recueillies en Frise et en Hollande et de les publier en latin et en hollandais. »

c La célèbre famille des Mérian, les imprimeurs de Francfort, a compté un artiste de grand talent, Marie-Sybille, qui épousa en 1665 Jean-André Grafît, peintre et architecte de Nuremberg. Elle peignait les fleurs, les papillons et les insectes. Pour trouver de nouveaux modèles, elle n'hésita pas à faire le voyage de l'Amérique méridionale, en compagnie d'une de ses filles ; elle en rapporta 60 miniatures sur vélin, qu'elle grava et publia à Amsterdam, en un album devenu rapidement fort précieux. Marie Mérian mourut à Amsterdam à l'âge de cinquante ans. »

Vaciion. La femme dans Vart, p. 537.

La Fulgore porte-lanterne peut suppléer une lampe, par la vive lumière dont resplendit sa monstrueuse tête. Sybille de Mérian rapporte qu'à Surinam , à Taide d'un seul de ces hémiptères elle lisait les gazettes.

Y. MiCHKLET. L'insecte^ pp. 395-7.

Hérissan. Biblioth. physique de la France, 1771, p. 362.

DE MÉRIGNAC Nous devons à M'^^dc Méri^muc, hardie ^ pyrrhoniennc », le portrait de Bayle qu'elle fit gi-aver et la grande édition de ses œuvres dont elle prépara les matériaux.

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