‹ Les femmes dans la scienceChapitre 119 sur 193 · MONTAGUE · texte numérisé non relu

MONTAGUE

« L*inocalation serait restée dans la classe de ces usages des peuples barbares qui excitent une stérile curiosité, si en 1716 Mary Wortley Montague, âgée alors de 26 ans, n*eût accompagné son mari dans son ambassade auprès de la Porte ottomane. Cette femme, d'un esprit fin et obsenrateur, ne tarda pas à remarquer en Turquie les effets de la petite vérole artificielle. Dans sa lettre du 1*' avril 1717, elle décrivit avec beaucoup d*agrément la manière dont se fait Tinsertion du venin variolique et dès lors elle forma le projet de la tenter sur ses enfants, et de la propager À son retour dans la Grande-Bretagne.

Les hommages de ses compatriotes Tenvironnèrent toute sa vie et la suivirent jusqu'à Venise, où elle s*était retirée dans sa vieilleiise. »

Lkmontky. Histoire de la rêyence, t. Il, p. 405 et suivantes.

V. Lettres de Milady Montatjue^ Irad. par Anson, 1805, t vol. in li. 1. 1, p. 227 et t. Il, p. 330.

MORE (Hannah)

Il a M [)ubli(^ en I8i0 : Correspondance de ISewton et de miis llnnnah More,

MORELLE (Julienne.

« Née à Barcelone en 1502, elle était à 17 ans si ferme sur les principes de la dialectique, qu'elle vint à Lyon soutenir des (bèses do logique, de matbématiques et de morale : elle savait quatorze langues et possédait également bien la tbéologie, la jurisprudence, la musique. Elle parcourait le monde savant en habit de cordelier et allait défier les plus habiles juristes in

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utroque. Dégoûlée des vanités du siècle, elle se retira au monastère de Sainte-Praxède d'Avignon et y vécut jusqu'à l'âge de 62 ans. »

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