‹ Les femmes dans la scienceChapitre 170 sur 193 · TROTTER · texte numérisé non relu

TROTTER

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V. Leibniz et les deux Soplues. [>ar FoiciiKR hK (ahkii., |). KH.

TROTULA

< )n ne trouverait rien non plus d*hétérodoxe dans les écrits qui nous restent de Trotula (vers Tan 1059), femme médecin [magùter Trota ou Trotula, comme s'exprime le Compendium salernitanum), issue de la noble famille de Hoger. Toutes les pages sorties de sa main respirent le galénisme le plus irréprochable, aussi bien les chapitres qui nous ont été conservés dans le Codex salernitanus que l'abrégé de son ouvrage 5ur les maladies des femmes, publié soit sous son nom, soit sous celui d*Kros, médecin de l'impératrice Julie.

Grâce aux patientes investigations de M. Henzi, la personne

de Trotula n*appartient plus à la légende, et son nom n*est

plus un mythe. On sait maintenant qu'elle ne s'occupait pas

seulement des maladies des femmes, mais encore de toutes les

autres branches de Tart de guérir. .Ainsi dans le Compendium

salernitatium, il y a des chapitres empruntés à Trotula sur les

maladies des yeux et des oreilles ; sur les affections des gencives

et des dents; sur le vomissement; sur les douleurs intestinales;

sur les moyens de relâcher ou de resserrer le ventre ; enfm sur

la pierre. — Dans le traité Des maladies des femmes que nous

avons sous le nom de Trotula, et qtii est un remaniement du

traité original, je ne puis signaler ici que le conseil de prendre

des bains de sable à l'ardeur du soleil, pour faire maigrir les

femmes par l'excès de la transpiration ; le chapitre sur le choix

d'une nourrice, laquelle doit être fraîche, gracieuse, exempte de

tout souci ; enfin cet autre chapitre sur les soins à donner au

nouveau-né, et dans lequel se trouve la recommandation encore

trop suivie, de faroiincr par une sorte de pétrissage, la tête, le

nez et les autres membres, qu*on doit strictement envelop|>er de

langes. La dentition et l'apprentissage de la parole sont l'objet

de soins particuliers ; il y a les petits hochets recouverts de

sutTe ou de miel pour adoucir les gencives, les images [K)ur

récréer la vue, le doux langage et les petites minauderies pour

amuser l'enfant et lui donner une voix délicate.

TROTULA 278

Trotula vivait à Salerne ; cela est prouvé par les extraits du Compendium salemitanumj et par le traité Des maladies des femmes, où il n'est pas difticile de relever plusieurs passages qui prouvent qu'elle exerçait dans cette ville; elle y enseignait et pratiquait probablement vers 1059 ; c'est elle sans doute qu'Oderie Vital avait en vue lorsqu'il dit que Rodolphe Mala-Gorona ne trouva à Salerne, en i050, personne en état de disputer avec lui, sinon c une matrone fort savante » {Quamdam sapientem matronam). Le nom de Trotula, ou Trotta, ou Trocta, est assez fréquent à Salerne, au onzième et au douzième siècle ; c'est là encore un argument en faveur de l'année i059, assignée par M. Renzi pour l'époque où florissait Trotula. 11 n'est pas non plus hors de vraisemblance que Trotula ait été la femme de Jean Platearius, souche d'une illustre famille de médecins.

La médecine, histoire et doctrine, par Ch. Daremberg, pp. 439, 140 et 141.

TSAVIÉTAIEVA

Cette dame a pris part aux travaux du Congrès zoologitjue de Moscou, en aoùl 181)2.

TSIKLINSKY

Docteur es sciences, attachée à l'Institut Pasteur.

La diphtérie, état actuel des connaissances bactériologiques ,

{Revue tjénéralc des sciences du 15 dc'cenibre 1895.)

TUMARKIN (Anna)

Herder und Kant, Berner Studien zur philosophie und ihrcr Geschichte.

« La lecture la plus attentive de cette étude sur Herder cl Kant ne ferait deviner à personne cjue l'auteur de ce docte travail est une femme. Il en est ainsi pourtant, et c'est bien une femme <jui nous développe en une centaine de pages la lullo de l'idéalisme transcendantal et de la théorie de l'évolution encore à l'état d ébauche. A peine si l'on devinerait dans ce culte si déclaré pour Kant, dans cetenthousiasme froid pour la raison ai)straile, dans cette condamnation perpétuelle du sentiment une défiance un peu voulue à légard de celte sensi-

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hilito dont le (>rrjiif(ô oorniinin fait lo lot ordinaire do la t'rninic. »>

J. SK.i;o.\n. Hevue philosophique i\o so\)ioir\hro IWM).

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