‹ Les femmes dans la scienceChapitre 183 sur 193 · V. ('oisiN. Jacqueline Pascal · texte numérisé non relu

V. ('oisiN. Jacqueline Pascal

La feinine portant dans la Philosophie et la Science sa finesse d'ohMTvalion, son amour du concret, corrigera la tendance exagérée de l'homme à Tahstraction, et démontrera la fausset<î des théories construites sur Va priori, sur quelques faits Mollement. <Vest alors que disparaîtra l'ontologie; que l'on reconnaîtra que l'hypothèse» n'est (pi'un point d'interrogation; que la vérité est toujours de nature int(*Iligil)le, quelqu'inconnue qu'elle puisse être; on ne généralisera que des faits connus, et nous aurons ainsi une véritable philosophie, de vraies sciences humaines, parce (|u'elles porteront l'enjpreinte des deux sexes. Jknnv d'Hkhicoikt. La femme affranchie, t. Il, p. 114.

M. Le Bon demande qu'on lui cite une seule femme qui ait réussi dans les s«iences exigeant du raisonnement. Nous lui citerons So|»hie tiermain, Sophie Kowalevski et .Marie Gaetana .Vgnesi, célèbn' au xvnr siècle par ses travaux mathématiques; - |KMir ne piis remonter aux temps «les l)iotime, Pamphila, Lcontia, Pantaclea, .Vrgia, Nicarette, .Melissa, H\patic, etc?, ni aux Italiennes, comme la philosophe Hassi, Isabelle Sf(»rza, Clain* Mastrami, ni aux femmt^s jurisconsult(»s de Bologne, hotta, licltina Ituon Signori et No\ella Audria.

\ l'heure prés«*nte, cest une femme de mériU*, la docton^sse (^.atani. qui occu|m> à Bologne la chaire d'histologie.

A. F"H ii.LKK. Tempérament et caractère, p. 2^.

IVutHtn |»arlcr ilc Tinstruction supérieure en .Vmérique sans rapjM'Ier a\«'c quelle ardeur les femmes s'empn*s.s<*nt d'v parlici- |MT? I,e mou\«*mt>nt ne se ralentit |ia>, au contrain*. (Ihaque jour \oit augmenter le nombn* d** celles qui apprennent les matliematiques, la physique, le dniit, la médecine, le latin ou nn'^me le gn'c. Les |in>grammes des «'tudes rt des examens Mmi «l'ailb'urs identique^. v\\ général, |rtiur les deux si-xes, soit dans

le système de la eoédiication, très pratiqué, soit dans les cours spéciaux.

Avec le vif désir de s'instruire, les jeunes étudiantes apportent à cet enseignement élevé le ferme propos de conquérir l'égalité sociale, dont l'égalité scolaire est le prélude. Mais leur grâce native subsiste. 11 s'y ajoute des qualités solides et un fonds de connaissances variées ; aussi la conversation des femmes anjéricaines fait-elle le charme de la Société aux États-Unis.

Ji LES YioLLE. L'exposition de Chicago et la science américaine, (Hevue des Deux-Mondes du l*"" juin 1894.)

Le collège d'Antioche (ville de l'Ohio) a donné un des résultats les plus étranges. Jusqu'alors on avait été persuadé qu'il y avait diversité d'esprit entre l'homme et la femme; que l'esprit de l'homme penchait plutôt vers les choses abstraites. L'expérience acquise au Collège d'Antioche prouve que l'esprit n'a pas de sexe et qu'il n'y a pas d'études spéciales pour le jupon et pour l'habit. Si les femmes ont montré quelque part un peu plus d'aptitude que les hommes, c'est pour les études mathématiques!

liaison nez après cela.

E. Lauoilave. Horace Mann (Discours populaires).

Les mathématiques sont du ressort de tous les sexes. Elles fortifient le jugement et le rectifient même jusqu'à un certain point; elles n'exigent aucune connaissance préliminaire; et elles tlevraient à ce titre être le commencement de l'éducation. Ce sont les mathématiques qui enseignent à calculer les richesses, il mesurer les possessions et à tirer de l'argent le parti le plus avantageux. Le plaisir que l'on goûte en les cultivant fait oublier les maux et les chagrins; d(» toutes les sciences, elles seules ne demandent ni machines dispendieuses, ni grandes bibliothècpies.

Tous ces avantages réunis doivent intéresser les Dames en faveur des Mathématiques. Les fastes de cette science ont consacré à riuïmortalité plusieurs d'entre elles qui les ont cultivées avec succès. L'Italie a vu dans ce siècle la savante Agnesi occuper une chaire de Mathématiques. Paris a vu aussi avec étonnement M"*' Lepaute calculer le passage de Vénus sur le Soleil et plusieurs volumes des Éphémérides. La brillante réputation que s'ac(iuit la marquise du Châtelet par son abrégé du système de

OPINIONS DIVEKSES 313

Nt'wlon, (iiirc einoiT. Il v a ou (raiitres IViimics qui ont ('tudii* Ifs Malliéniatiqucs awv succès; nuiis je ne peux les nommer toutes dans cet ahrép*. ('/est assez d'avoir offert (luelques exem- |»l(*s aux Dames courageuses qui voutlront inuis sui\re dans les détours du r.alcul et tie la Ciéométrie, sans être rel>utées par le p«*tit n(»mbre d'épines qui semblent en lionler les avenues.

Bibliothèque universelle des Dames, 2V volumes, in-2V, chez (!uchet, rue et hiMel SerjM'iite. — (lonunencement du l*'' vol. des mathématiques.

Les femmes aiment la philos(q)liie, elles v réussissent; c'est-à-

tlire réussissent à la comprendre plutôt qu'à la jugi'r. Klles ont

l'esprit plus suldil (pie nous. Tous les confesM'urs da théologie

est de la philosophie comprendront et approuveront ce (pie je

dis là. Sainte ïliérèse. Héloïse, madain<* (iuyon, pour citer les

plus glorieuses, sont des pliilosophes mystiques d'une grande et

étrange liahileté,

J. Sisifj.N. La femme au xi\* siècle.

Il \ a i\vs h(»mmes qui sont femmes par le cii»uretla léte; des femmes <pii sont licunmes par la U"^te et le cceur ; dans l'humaniU'*, ils forment un huitième d'exception. Touti* liberté «'t tout droit leur sont reconnus.

(Chaque membre du phalanstère suit sa \ocation, (dtéit à m's attractions, car let attractions sont proportionnelles aux destinées. Donc U' huitième d'exce|»tions, dans les deux S4*xes, ayant attraction |NMir des travaux <pii sont plus s|N'M'ialement du n^ssort du M*xe tlifférenl. es! [larfaitenuMit libn* de s'y li\rer.

('ll\RLKS FnrHIKR.

On fait naitre et on propage la futilité des femmes |iar cetti* crainte de fain* d<*s >a\ant4's, de tro|» dé\elop|K'r leur intelligence...

.N*oblige-l-on |mis la femme qui ades goùU M'*rieux à les cacher

on à les faire cxcumt par tous les m(»>ens qu'elle {Huirrait eni-

plfi\er, s'il s*agi*^sait d'une fauti*.

IMpa.numi».

Si une femm«* a la \ocalion de la M*ii>nce, de tpu'l dmit lui rvprorherons-nous d'avoir suivi sa \oie? («ominent hUmer celU*

•314 SI LA FEMME EST CAPAbLE DE SCIENCE

noble et douce Sophie Germain qui, aux soins du ménage et de la famille, préféra les méditations silencieuses de Talgèbre et de la métaphysique? La science ne peut-elle avoir, comme la religion, ses vierges et ses diaconesses? S*il est peu raisonnable de vouloir instruire toutes les femmes, l'est-il davantage de vouloir interdire à toutes les hautes spéculations de la pensée ?

Anatole France. Le jardin (TÉpiciire, pp. 192-193.

On sait aujourd'hui que la femme est capable d'exceller non •seulement en littérature, en philosophie et dans Tart de gouverner les nations, mais dans les sciences naturelles et m^me dans les sciences exactes, mathématiques supérieures et astronomie.

AuG. Glardon. Deux femmes célèbres. (Bibliothèque universelle, mai 1894.)

Voyez-les tous, acharnés à tuer, par le ridicule, l'essor encore incertain et timide de la pensée féminine.

Séverine. (Le Journal du \^ août 1896.)

Les nïathématiques entrent également dans le bagage scientitique dont il faut munir de bonne heure la jeune fille ; plus tard •elh» se trouvera tout année pour conquérir le vrai savoir, les hautes études.

M™« Edgar Qiinet. Le vrai dans Véducation, p. o4.

II y a égalité entn» les sexes pour le développement cérébral ; •on pourrait même soutenir, fait en rapport avec ce que l'anatoniie comparée indiciue comme constituant le véritable progrès mori)hologi(ine cérébral, (lue la femme est plus avancée en évolutioïis que riiomine.

1*. T(»iMNAHi» iHevue d'anthropologie du l.'i juillet 1882).

Pour déterminer la valeur intellectuelle d'un cerveau, il faut tenir compte non seulement de sa grandeur, mais tout autant sinon plus, de sa texture intime, et de la délicatesse de chacune

{\v SOS parties. Il m* répiigno donc pas de supposer que, sons ce rapjmrt, le cerveau féminin remporte sur le cerveau masculin, autant (pril est primé par lui en volume, et cela concorde avec la finesse, la délicatesse plus grande du corps féminin.

Loris BcciiNER.

Voir, il propos des deux citations précédentes, Topinion du U'^ Maneuvrier, l'anthropologiste connu, sur la supériorité intellectuelle de la femnje. ^Association française» pour l'avancement

des sciences, 1882.)

Kn supposant une capacité égale dans les deux sexes, il est plus étonnant de trouver une femme savante que cent hommes savants, vu la différence de l'éducation.

Cm. Walsii. Discoure sur les femmes^ p. ii9.

r.e n'est point avec les sciences que l'on risquera jamais de

fain» «les |M''dantes : au contraire, c'est par une instruction scien-

tilique sérieuse et approfondie, qu'on arrivera k fonner des

femmes simples et modestes, car ces femmes sauront compren-

dn» que ce qu'elles savent n'est rien en comparaison de ce

qu'elles ignorent.

M"« J. Orsparmet-IUello.

Les s<"iences conviennent k merveille k l'esprit féminin et les sciences ahstraiti's toutes les premières.

.N*e>t-ce point un vrai chagrin de penser k tout le profit qu'a fait jMTdre k la science cet interdit jett» sur la moitié des forces

intellectuelles de rhiiiiianiU'.

l'\rL iMi'i Y.

Pour développer chez la jeune tille ce |KMi\oir de réflexion (|ui «»st la marque distinrtivr de la fiersonne, et cetonlre de l'esprit qui procède par princip«*s et démonstrations, nous n'*servons à la ciiltiin* scientitiqiie une place iiii|Kirtante

On a n*|M*tè que \vs femmes n'ont jMiint de gortt |)Our les si'ienvi'y^ ahstraites, oujiliant ({u'on ne fait le plus souvent avec profit que ce qui ciMite de la (N'ine. On ajoute qu'elles s(»nt incapahles de H4' livn^r à des études scientitiques ; rex|M*rienct» ne \ient-«»lle

pas, au contraire, de prouver, en France, « que les sciences abstraites ne sont pas plus interdites à un sexe qu'à l'autre, et que ce qu'il y a dans Tesprit des femmes de pratique et de subtil s'applique à merveille à l'intelli^çence des problèmes mathématiques. » Bien plus, sans prétt^ndre les transformer en astronomes ou en jîéomètres, il faut habituer les élèves k la théorie, régler leur intelligence au mouvement de cette impeccable démonstration, leur donner l'esprit mathématique.

La sévère beauté du raisonnement pur les frappera bientôt et, en voyant comment la raison a fait, de l'art de mesurer les terrains, la science de l'étendue, elles admireront ce pouvoir illimité de la pensée, source inépuisable du monde géométrique, et la force de l'activité réfléchie déterminant avec une merveilleuse exactitude le détail infini des figures. L'étude des mathématiques pures donne à l'esprit confiance en lui-même et prouve, mieux que toutes les exhortations, la nécessité et la jmissance de la méthode : il n'y faut pas chercher tant un système qu'un merveilleux instrument de connaissance. Elles apprennent à réfléchir et par conséquent k apprendre : — c'est donc k ceux dont l'intelligence est mobile et l'imagination vive qu'il faut donner cette forte et calmante nourriture. La subtile harmonie du raisonnement, l'éléganti» économie des constructions, mivses habilement en lumière par un professeur expérimenté, pourront bien vite aussi, quoi qu'en pensent les pédagogues allemands, éveiller le sens estbéti(iue de la jeune fille. « On prétend, disait le profond auteur de \^ Métaphysiquey que les mathématiques n'ont absolument rien de commun avec l'idée du beau. L'ordre, la proportion, la symétrie, ne sont-ce pas de très grandes formes de beauté ? »

E. Bli'm. L^ enseignement secondaire des jeunes filles en Allemagne, j). 100 et suiv.

J'ai enseigné les mathématiques et aussi les sciences morales et philosophiques. Pour ces ditt'érentes branches d'études, j'ai eu dans mes classes des jeunes filles aussi bien que des jeunes gens et je n'ai remarqué entre les uns et les autres aucune différence. Les deux sexes ont une part égale parmi les forts et parmi les faibles.

Fairgiuld.

La femme qui sait, la femme qui pense, aimera-t-elle moins ?

Il iiH' seiiihh* quVIlt* aiinora (taxanluKO. Perdra- l-i»Ilo sa grAci» parce (iifolle saura un peu d'histoire et d'algèhro ? Pas pins qu'elle lie perdra ses yeux, sa Uiille et ses eheveux.

AiHiisTiN Filon.

Quand peu k pi*u la srienee aura pénétré ehez la femme, plus

lentement et plus sûrement, elle reviendra k nous tamisée et

scrutée, elle s'y n»flétera pour rejaillir sur nous, le jour où les

masses affolées Tauront désertée.

Feux Rkmo.

A la facilité de saisir et de n»tenir les faits, ajoutez le goût de la symétrie qui semble inné chez les femmes : vous comprendrez Taptitude (piVlles montrent souvent pour Tétude de la

jiéométrie.

Pail Lafittk. Le paradoxe de réyalité, p. 117.

Dans l'intéressante étude de ('ajori sur V Enseignement des mathématiques aux États-Unis '1890), on remarque, parmi les ré|K)nses au (juestionnaire du gouvernement, celles relatives k la capacité comparée des deux sexes en mathématiques. Quarante-quatre concluent fermement k la suptTiorité des femmes, mais tn'nte-six manifestent, avec quelques nuances, Topinion opposite. Nous lisons ces observations :

Dans mes classi's, h»s jeunes dames ont généralement excellé.

Les jeuni's gens sont susceptibles d'effort.s plus prolongés; les filles sont plus spontanées.

Les gansons sont supérieurs en moM'nne, mais c'est souvent une demoiselle «pii tient la tête.

Plusieurs de nos étudiants les plus distingués en mathématiqui*s sont des femiiu^s.

L<^ gar(;ons paraiss4*nt plus inventifs. Nous l'explicpions parc4' que la femme ayant été jugée a priori \wu capable de M'ience, n*a pîis «•!«• t'\«*rcéc cl il en est résulté un amoindrisMMiient pas- HjigtT de la facultc.

\a^ faculU's d'entendement, jugement, raisonnement, sont très puissant4'S chez la femme. La plus jolie moitié du genn* humain excelle k bien coonlonner les faits, k bien raisonner, k bien juger, lie sont là des découxertes qui ont bien b'ur importance.

Beaucoup de personnes s'en doutaient bien, mais le fait n'était que probable et il parait démontré maintenant. Pouvoir remarquable de coordination, pouvoir de raisonnement. Mais ce sont là des qualités maîtresses; et, comme elles suffisent pour bien démontrer que le plus souvent, derrière Thomme, il faut chercber la femme! En tout cas, ces facultés nous expli- (luent de môme les succès croissants que remportent les jeunes tilles qui s'adonnent à Tétude des sciences. Longtemps on a cru que le cerveau de la femme n'était pas fait pour les spéculations abstraites.

Quelle erreur'. Quand une jeune fille le veut, elle acquiert rapidement les connaissances scientifiques les plus ardues. L'expérience de ces dernières années est bien là pour le prouver. La femme apprend le droit, la médecine, l'histoire naturelle, les mathématiques aussi bien sinon mieux que l'homme, et elle se montre souvent supérieure à l'homme dans ces travaux sévères.

De Parville. (Journal des Débats du 20 décembre 1803.)

Il y a parmi les femmes, de beaux et de nobles cerveaux, parfaitement capables de s'élever à la compréhension des idées philosophi(iues et générales. Telle, pour ne parler que d'une morte, cette madame Ackermann, qui jeta sur sa robe le manteau de Lucrèce. Kn disant que cette égalité conquise dans le domaine de la pensée est une exception , qui sait si les hommes ne témoignent pas d'une certiiine frayeur de la voir grandir et s'aftinner encore?

Henry Foi gtiER. Les Bas bleus. (Le Figaro du îi juillet 1890.)

Le cerveau de la femme est, tout comme celui de rbomme, capable; de comprendre bien des choses, j'entends des plus hautes et des plus abstraites.

Abhk Mkllikr. De Véducation des femmes au xvii« siècle, pp. 01 et 02.

On croit généralement en Allemagne (lue les études mathématiques sont inabordables aux dames

Je me borne à nos observations à (icettiugiu*.

Durant ce trimestre, six dames ont suivi les cours et les

OPINIONS DIVtlRSES 319

«'xerrires de mathématiques siipériourcs. Elles s'y sont eonstamment montrées, à tous poiiiU de vue, de même valeur que leurs eoneurrents maseulins.

F. Klkin.

Dans les temps anciens, (*omme dans les temps modernes, il y a eu d'éminentes mathématiciennes. En dehors'de ces exceptions, les femmes peuvent étudier avec succès les mathématiques, comme le prouvent les expériences (jui se font à (nettingue, à Zurich et aussi en Anglet4»rre

Malheureusement, en Allemagne, les femmes ne peuvent guère acquérir les connaissances préalahles pour pouvoir étudier aux l'niversités, car on ne fait presque pas de mathématiques dans les écoles de filles.

W.VMiEKI.N.

Ou uie demande mon opinion d'astronome sur les hautes études des femmes. Je réponds (pfen astronomie, ainsi que dans les calculs et les mesures de précision, les femmes |>euvent

réussir aussi hien que les hommes Des mesures demandant

«lélicatesM* et pt»rsévérance ont souvent été exécutées par des yeux et des mains de femme, avec la patience et Thahileté féminines Il y a aussi d'importants travaux faits par des femmes

(*n mathématiques et en calculs numériques.

KoRSTKK.

J'ai iMi à trois reprises l'occasion de suivre les progrès de jeunes dames :en géologie et en paléontologie» et je me suis a.ssun'' qu'elles ne le cèdent aux meilleurs étudiants ni par la \ivacité de l'intelligence ni par la |K'nétration dans l'ohservation : elles les dépassent par lopin iÂtre té dans le tra\ail. Quant h l'aptitude aux n'cherches scientifiques |H»rsonnelles, je ne puis trf)U\er aucune ditîén*nce entre les étudiante d(»s deux sexes.

Vo\ ÏAîir.L.

Les quatn' dernièrt*> citations sont extraites du lixn» de Kih?*ciiHOFK, Die akcuiemiscfte Frau tH*j7 . où M)nt réunies les opinions dc!* pn>fe!^M'ur> des uni\ersité> allt>mande>, .*»ur TadmisMon des femmes à l'euM'ignemeiit supérieur.

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